Pour le Syntec, logiciels et services sont en pleine croissance
Après son bilan du premier semestre 2007, le Syntec prévoit une croissance de 6,5 % de l'activité logiciels et services et la création de 20 000 emplois. Des chiffres contestés par le Munci.
01net.
le 11/10/2007 à 14h55
Pour le Syntec Informatique, la chambre professionnelle des SSII et des éditeurs de logiciels, qui regroupe 750 entreprises françaises du secteur, l’année 2007, tout comme l’année 2006, devrait être marquée par une forte croissance. Elle devrait être de 6,5 % en moyenne : + 7 % pour le conseil en technologie, + 6,5 % pour l’édition de logiciel et + 5,5 % pour les conseils et services informatiques. Pour la chambre patronale, cette croissance s’explique par un rattrapage du retard cumulé par la France en matière d’investissements en technologie de l’information, et par une forte croissance en volume. A l’exception de l’Espagne et de l’Italie, les prix français du secteur figurent parmi les plus bas d’Europe.
Le Syntec reste également optimiste pour l’année 2008 car 65 % de ses membres voient déjà une évolution en croissance de leur carnet de commandes pour l’année prochaine.
55 000 recrutements pour 2007
Du coup, cette croissance est – pour le Syntec – synonyme d’une embellie sur le marché de l’emploi. Il s’attend à 55 000 recrutements pour l’année 2007, dont 20 000 créations d’emploi nettes. Et annonce un taux de chômage à 2 % largement inférieur à la moyenne nationale et une prédominance à 95 % des embauches en CDI. Les compétences les plus recherchées concerneraient les architectes techniques, les commerciaux et les consultants fonctionnels ERP, sécurité ou services.
S’il ne conteste pas le dynamisme du secteur, le Munci (Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens) est nettement plus réservé sur les chiffres de l’emploi. Concernant le taux de chômage dans la branche, le Munci accuse carrément le Syntec Informatique de tromperie en se basant sur les 8 000 salariés qui ont déclaré avoir comme dernier employeur une SSII et non les 300 000 personnes travaillant au total dans cette branche. A partir de ce dernier chiffre, le Munci estime, lui, le taux de chômage à 6,4 % à fin 2006.
De même, pour le chiffre de 95 % d’embauches en CDI, le Munci renvoie sur les chiffres de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi) qui estime, elle, que seuls 74 % des recrutements se font directement en CDI, 26 % d’entre eux se faisant d’abord par le biais d’un CDD ou de l’intérim. Sans vouloir faire de commentaire officiel, le Syntec précise qu’il est impossible de comptabiliser dans son périmètre des informaticiens qui ne travaillent pas dans les SSII, les éditeurs de logiciels ou les conseils en technologies.