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La Poste est à la croisée de deux immenses chantiers décisionnels. Le premier s'est achevé en avril 2007. Il portait sur le déploiement d'une couche de restitution unique pour les milliers d'analystes dédiés au pilotage des RH. Microstrategy v.8 a été retenu aux dépens de Business Objects Xi R2. L'autre chantier débute actuellement. Sa vocation : l'exploitation, d'ici à trois ans, d'un entrepôt de données unique pour les RH. En effet La Poste compte, à ce jour, deux silos différents, avec parfois des redondances.
Cette architecture décisionnelle prend en charge quelque 23 000 requêtes, exécutées ou composées par environ 1 450 analystes (50 administrateurs nationaux, 400 experts, 1 000 utilisateurs avancés…). Elles portent sur trois grandes thématiques. L'une, quantitative, est relative au temps de travail : il s'agit d'analyser les équivalents plein-temps, le nombre d'heures, le type de contrat, en fonction des objectifs fixés. L'autre, qualitative, couvre le suivi individuel des agents. L'enjeu : croiser les fonctions, les affectations, les grades… Enfin, la troisième thématique a trait à l'analyse de la masse salariale. Historiquement, quatre datamarts structurés par Microstrategy v.7 répondaient à ces requêtes. Sont venus s'y ajouter (début 2006) deux autres, sous Business Objects (BO) v.6.2. Mais cette hétérogénéité s'est vite révélée problématique : “ nous assistions à une segmentation des utilisateurs en fonction des deux technologies. 250 s'étaient spécialisés sous BO, et plus de 1 000 sous Microstrategy ”, se rappelle Germain Vegas, directeur de la maîtrise d'ouvrage d'intégration des applications de pilotage RH à la Poste.
Celle-ci a donc décidé de généraliser l'une des plates-formes. Leur prix n'est pas entré en compte. Ni d'ailleurs leur aspect fonctionnel, équivalent en tous points. “ Nous nous sommes basés sur l'évolutivité des offres ”, poursuit Germain Vegas. Xi R2 et Microstrategy v.8 ont alors été mis en concurrence.
Parmi les points différenciants, le “ multi-datamart ”. Ou la capacité à extraire et croiser des populations issues de cubes différents. Ce double requêtage suivi d'un rapprochement de données s'avérait plus complexe avec BO. Autre argument en faveur de Microstrategy : la facilité de déploiement. Son client était réellement léger : “ Celui de BO était certes en web, mais il exigeait l'installation d'un micromodule sur le poste client ”, précise Germain Vegas. Point important : le datamining, soit la possibilité de zoomer sur une ressource (un agent, un centre de tri) et de la rapprocher d'axes d'analyse insoupçonnés (absences, formation, etc. ). “ Les démonstrations de Microstrategy à cet égard étaient particulièrement probantes ”, conclut Germain Vegas.
v.berdot@01informatique.presse.fr
D'ici à trois ans, les datamarts seront alimentés que par un entrepôt de données unique. Après rationalisation, ils ne seront plus que quatre. La Poste devrait assurer une meilleure partition de ces datamarts avec la pose de filtres intelligents sur les dimensions.
Activité : courrier, banque postale, colis express…
Siège : Paris.
Effectif : 180 000 fonctionnaires, 110 000 salariés.
Chiffre d'affaires 2006 : 20,1 M d'euros.
Uniformiser les technologies de datamart utilisées pour le pilotage des ressources humaines.
Microstrategy v.8, préféré à Business Objects Xi R2.
Les problèmes de migration des datamarts sous BO v.6.2 vers Microstrategy v.7 ont été sous-estimés. La Poste voulait conserver en tant que tels les scénarios d'alimentation. Mais elle a constaté une régression des temps de réponse, en partie due au fait que Microstrategy impose de renseigner toutes les tables (à la différence des univers de BO, qui gèrent “ les trous ”). Il a donc fallu compléter des tables dans l'entrepôt.
















