Écoles et entreprises, les liaisons dangereuses
01net.
le 05/10/07 à 00h00
En informatique, la professionnalisation des filières de formation initiale est un fait inévitable, qu'il convient de développer. De même pour les stages de formation professionnelle destinés aux demandeurs d'emploi en informatique. Des stages qui ne répondent pas aux principales demandes de compétences recherchées sur notre marché du travail. Néanmoins, certains partenariats entre établissements (universités, écoles d'ingénieurs) et entreprises nous paraissent aller un peu trop loin. Il y a d'abord des éléments de dumping social, avec le cas de SSII qui, bien que signataires de conventions de stage, facturent aux clients les étudiants stagiaires comme s'il s'agissait de collaborateurs. Même chose avec certains projets d'entreprises confiés à des étudiants.
Dans les deux cas, il s'agit de ' sous-salariat ' à moindre coût. Ensuite, au niveau des cursus, certains enseignements ont perdu de leur indépendance au profit d'un éditeur ' monopolistique ' et/ou d'un seul outil. C'est oublier le caractère éphémère de la plupart des outils, mais aussi de l'approche de la diversité que se doit de donner un établissement vis-à-vis de ses étudiants. Une bonne formation en informatique devrait d'ailleurs combiner, à part égale, la théorie et la pratique sur différents outils, propriétaires et logiciels libres.
La gratuité d'accès aux logiciels et à lassistance technique, hors de toute implication des enseignants, aiderait les étudiants à choisir leur outil dans le cadre de leurs travaux pratiques. La loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités accorde à ces dernières une plus grande autonomie. Attention, dans ce cadre, à toute privatisation rampante des enseignements.