...mais ce n'est pas nouveau
par 001001011, le 25/10/2007 20:36:43
"Évidemment, il y a peu de chance que l'ensemble du réseau Internet soit totalement bloqué un jour, car ce n'est dans l'intérêt de personne, même du cybercriminel le plus fou."
C'est le genre d'affirmation qui donne l'illusion de se croire à l'abri. En 1988, lorsqu'Internet était un lieu plus convivial qu'aujourd'hui, le premier ver (Morris Worm) a fait tomber complètement le réseau. Chacun savait que c'était possible, mais tous s'était dit exactement la même chose : personne n'est assez fou pour le faire.
Presque 20 ans plus tard et avec la banalisation d'internet, il est peut-être tant de reconsidérer l'argument en question. La paralysie complète d'internet impacterait en priorité les économies des pays développés, et c'est donc une cible rêvée pour n'importe quelle minorité revendicative. Un mouvement terroriste, une faction indépendentiste, n'ont absolument rien à perdre en agissant de la sorte, et tout à y gagner vu que le coût réduit d'une telle opération et l'énorme retentissement qui en résulterait.
Bizarrement, malgré le nombre de candidats à cette opération, elle ne s'est pas produite... Miracle ? Non : il ne faudrait pas croire que les opérateurs et les ISP attendent tranquillement la catastrophe : doucement mais sûrement, certaines actions sont lancées pour limiter l'utilisation de protocoles comme le SMTP, utilisé pour l'envoi de mails de spam (pourriels), et qui représente l'énorme majorité de l'utilisation des botnets. D'autres chantiers visent à empêcher le spoofing (usurpation d'adresse IP), à notifier les abonnés dont le PC est vérolé. Bref, si les botnets représentent certes une menace sérieuse et difficile à contrer, ce n'est pas non plus l'arme absolue contre la totalité d'Internet...
