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Alors que l’iPhone, d’Apple, ne sera disponible en France que ce soir, mercredi 28 novembre, nombre de marques ont d’ores et déjà mis en place des versions adaptées de leurs sites Web pour ce nouveau terminal. Parmi les premiers à avoir sauté le pas, on peut citer L’Oréal, Libération ou MonCV, qui disposent désormais d’une URL de la forme “ http://iphone ”. “ L’iPhone intéresse les marques qui sont toujours à la recherche de nouveaux supports de communication. Ce nouveau terminal oblige à repenser l’ergonomie d’un site, mais il offre aussi de nouvelles possibilités pour l’Internet mobile ”, explique Elodie Brasile (*), directrice de l’agence Freetouch.
La première différence se situe, bien évidemment, au niveau de la navigation, qui se fait uniquement avec les doigts. C’est plus intuitif, mais aussi moins précis. Plutôt que de présenter des liens hypertextes qui se suivent, il est donc préférable de proposer de gros pavés, plus faciles à cibler.
Autre différence notable : l’absence de fenêtres, et donc de barres de défilement. Sur l'iPhone, le navigateur Safari affiche d’emblée l’ensemble d’une page. L’utilisateur peut alors zoomer sur les parties qui l’intéressent, par un double tapotement de l'index. Mieux vaut donc avoir un site découpé en grands blocs bien visibles, plutôt que de présenter un site trop morcelé.
Enfin, l’iPhone permet d’intégrer des fonctions jusqu’alors inaccessibles pour l’utilisateur d’un téléphone mobile classique. Le navigateur supporte HTML, XMTML, CSS, JavaScript et Ajax. La consultation des services Web complexes ne devrait donc pas poser de problème. Par ailleurs, le mobile sera capable de lire des vidéos en streaming sur le protocole HTTP. Les formats supportés sont, entre autres, Mpeg-4 et QuickTime. En revanche, la technologie Flash (*) ne fonctionne pas sur l'iPhone.
Pour autant, il n’est pas souhaitable de migrer toutes les fonctions d’un site vers l’iPhone, pour des raisons d’ergonomie. Sur la Toile classique, monCV.com propose une gestion complète des curriculums. Sur l’iPhone, il ne propose que l’envoi du CV à des tiers. “ Créer un CV sur un terminal mobile n’a pas de sens, car cela prendrait trop de temps. Il ne faut retenir que les fonctions réellement pertinentes en situation de mobilité ”, explique Jérôme Calot, cofondateur du site.
Une migration vers le nouveau joujou d’Apple n’a pas forcément que des avantages. Il est utile de peser le pour et le contre. Les spécificités de l’iPhone entraînent des développements supplémentaires qui ne visent finalement qu’un seul et unique terminal sur le marché. “ Par ailleurs, il faut savoir que l’usage en mobilité est, somme toute, limité. Le terminal n’est pas 3G, il ne dispose que de la technologie Edge. Quant au téléchargement de médias, comme les jeux ou les sonneries, il n’est possible qu’au travers de la plate-forme iTunes ”, souligne Guillaume Maigre, directeur général de MobiVillage, une société spécialisée dans les contenus mobiles.
(*) Article modifié le 29 novembre 2007. Le nom de la directrice de l'agence Freetouch n'est pas Drasile, mais Brasile. Nous avions, par ailleurs, oublié de mentionner le mot "Flash" plus loin dans l'article.
















