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Cegid lance une grande campagne de recrutement pour pourvoir essentiellement des postes de consultants mais aussi d'ingénieurs commerciaux et d'ingénieurs développement. Pour cela, l'éditeur de progiciels de gestion entend se démarquer des sociétés de services informatiques, comme l'explique Pascal Guillemin, le directeur des ressources humaines.
01net. : A quoi correspondent ces prévisions optimistes ?
Pascal Guillemin : Nous avons recruté, cette année, près de 140 collaborateurs. Cette tendance va s'accélérer en 2008. Nous devons étoffer nos équipes pour pouvoir faire face à la croissance de nos activités et également pour tenir compte de notre ouverture à l’international (Cegid a ouvert une filiale en Chine, par exemple, en octobre dernier). La mode constitue notre principal marché porteur à l'étranger. Nos clients nous demandent de déployer nos solutions de gestion dans leurs filiales. Nous avons équipé l’ensemble des magasins Lacoste en Amérique du nord par exemple avec la solution de commerce spécialisé.
Pourquoi des candidats iraient chez Cegid plutôt que dans une société de services informatiques ?
Nous essayons de modifier la perception des candidats qui voient encore trop souvent Cegid comme une société de services informatiques. Pourtant, il y a de vraies spécificités à travailler dans notre entreprise.
Ici, les collaborateurs ne font pas de passage éclair. Nous avons un turn over de 8 % (un chiffre inférieur à la moyenne du secteur). Nous voulons à tout prix éviter de recruter des profils de mercenaires qui, au bout de deux ans, s'en vont travailler ailleurs. Certains de nos consultants sont dans l'entreprise depuis vingt ans parce qu'ils ont réussi à enrichir au fil du temps leurs connaissances et leurs compétences à la fois dans un métier bien précis et aussi sur une partie plus technique.
Cegid veut recruter 150 consultants en 2008, dotés de préférence, d'une double compétence, fonctionnelle et technique. Sont-ils difficiles à trouver ?
Oui. Du coup, nous les formons, soit à la technique, soit, dans la majorité des cas, à nos métiers. Cegid propose en effet plusieurs solutions verticalisées – historiquement pour la profession comptable mais aussi pour les secteurs de la mode, de l'industrie, de l'environnement fiscal ou de l’ERP.
Contrairement à une SSII, au sein de Cegid, nous voulons des consultants qui ont une connaissance approfondie du métier de nos clients. Ces postes de consultants sont ouverts aussi bien aux profils de “ débutants ” qu'aux professionnels plus expérimentés.
Les développeurs vont-ils être concernés par ces recrutements ?
Oui. Ils pourront travailler sur des projets “ grands comptes ”. Nos clients sur ce segment de marché (KPMG, Hermès, etc.) sont de plus en plus nombreux à vouloir se doter de solutions spécifiques par rapport à leur métier.
Nous avons, par exemple, constitué des équipes dédiées pour déployer nos solutions dans tous les restaurants Buffalo Grill. Par ailleurs, nous recherchons des développeurs, basés en France, mais tournés vers l'international (Chine ou Etats-Unis entre autres) ainsi que pour nos activités de R&D, comme l'hébergement, un marché porteur.
Est-il difficile d'attirer des candidats à côté des grands acteurs du PGI ?
Non. Nous ne ciblons pas tout à fait les mêmes profils. Les éditeurs de PGI travaillent principalement pour des grands comptes. Ce qui fait l‘intérêt de notre activité, c'est que nous nous adressons à la fois à de très grands comptes et à des PME. Ne l'oublions pas, dans une petite entreprise, nous pouvons avoir un environnement informatique et de gestion tout aussi intéressant que dans un grand groupe.
















