Plaxo cherche 100 millions de dollars pour survivre
Selon le New York Times, l'éditeur de gestion automatique des contacts serait en difficulté. Il chercherait à être vendu pour 100 millions de dollars.
01net.
le 04/01/08 à 17h30
Selon le site du New York Times, l'éditeur Plaxo serait à vendre. Les dirigeants de cette société, créée en 2001 et qui n'a pas encore gagné un centime, chercheraient en effet à faire une transaction d'environ
100 millions de dollars. La banque d'affaires et d'investissement Revolution Partners, aurait été mandatée pour effectuer l'opération. L'éditeur de gestion de contacts s'est vu peu à peu concurrencé par les grosses machines des réseaux sociaux
que sont Facebook ou LinkedIn, pourtant bien plus récentes.
Un virage tardif vers les réseaux sociaux
Alors peut-on parler de première faillite de l'histoire des réseaux sociaux ? Pas encore.
Tout d'abord, la société n'est pas un réseau social depuis son origine. Créée en 2001 par Todd Masonis, Cameron Ring et Sean Parker (un ancien de Napster), Plaxo éditait à l'origine un petit utilitaire éponyme qui s'installait sur
le PC et qui n'avait rien à voir avec les réseaux sociaux d'aujourd'hui. Celui-ci permettait de maintenir automatiquement à jour sa base de contacts en synchronisation avec Outlook. Seulement voilà, bien qu'astucieux, ce logiciel a très vite
souffert d'une mauvaise réputation puisque les mises à jour des contacts se faisaient au travers de l'envoi de messages à l'ensemble du carnet d'adresses de l'utilisateur, sans que celui-ci soit à l'origine de ces mises à jour. Depuis, Plaxo s'est
excusé et a mis un terme à ces pratiques mais les dégâts en termes d'image étaient faits.
Au mois de juin dernier, la société a pris un virage stratégique en lançant un nouveau service en phase avec le Web 2.0 baptisé
Plaxo Pulse. Comme l'outil d'origine, ce site propose aux utilisateurs en mode hébergé la synchronisation des
calendriers et des carnets d'adresses entre plusieurs bases de contacts, en provenance de différentes sources, telles que Google, Gmail, Yahoo! Mail et Calendar, Outlook Express, Vista Mail, Hotmail, AIM, Thunderbird, etc. Mais il permet
également d'agréger les informations en provenance des autres réseaux sociaux comme Facebook, MySpace, Twitter, Digg, etc. Une bonne idée, peut-être un peu tardive vu la santé financière de l'éditeur...
Enfin, Plaxo palpite encore. Il revendiquait en 2006 environ 15 millions d'utilisateurs de son outil de gestion de contacts et cette audience, bien que beaucoup plus faible que celle des grands réseaux mondiaux,
(50 millions pour Facebook, plus de 110 millions pour MySpace), pourrait bien intéresser un repreneur fortuné comme Google ou Microsoft.