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“ Nous sommes persuadés que les femmes restent victimes de discrimination, et ce souvent de manière involontaire ”, estime Pascal Guillemin, DRH de l'éditeur de progiciels de gestion français, Cegid. L'entreprise qui est passée de 1000 à 2 000 salariés, dont 45 % de femmes, en quelques années, a donc décidé de mettre en place des indicateurs et des mesures pour suivre l'égalité homme-femme. “ Il s'agissait aussi de formaliser notre mode de fonctionnement et d'exprimer un changement des cultures et des mentalités ”, précise le DRH.
Chez Cegid, aujourd'hui, on trouve des femmes dans tous les métiers et à tous les échelons, bien qu'elles restent sous-représentées dans certains métiers. “ Nous avons une seule femme parmi les 10 personnes du comité de direction. Dans le management supérieur et moyen, elles sont en trop petit nombre à notre goût. ”
Du côté des salaires, Cegid ne constate pas de disparités, a priori. “ Les indicateurs que nous mettons en place vont nous permettre de le confirmer ou de l'infirmer ”, estime Pascal Guillemin.
Parmi les indicateurs, citons : la répartition par catégories professionnelles selon les différents contrats de travail, la pyramide des âges par catégories professionnelles, la répartition des promotions au regard des effectifs de la catégorie professionnelle, la hiérarchie des rémunérations, le nombre de femmes dans les dix plus hautes rémunérations, nombre de kilomètres parcourus, etc. Ces indicateurs concernent donc les conditions générales d'emploi, les rémunérations, la formation et les conditions de travail.
D'autre part, l'éditeur a prévu de consacrer un budget spécifique pour l'égalité. Il permettra notamment de réduire les écarts de salaires qui seraient constatés. Enfin, Cegid a choisi de faciliter l'aménagement des horaires pour les collaborateurs et collaboratrices qui ont des enfants de moins de trois ans (accès au temps partiel, adaptation des horaires de travail par rapport à l'horaire collectif applicable pour tenir compte des modes de garde).
Si l'entreprise a signé un accord avec les organisations syndicales, elle n'a pas le “ Label égalité ” décerné par l'Afaq-AFNOR. Ce label, mis en place en 2004 par feu le ministère de la Parité et de l'Egalité professionnelle, n'a été décerné qu'à une trentaine d'entreprises, dont une seule dans le secteur high-tech : Orange France. Sa maison mère, le groupe France Télécom qui vient également de signer un accord avec ses organisations syndicales, se penche lui aussi sur ce label.
















