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Les salariés d’Altran Sud-Ouest ne désarment pas. Depuis le 7 décembre dernier, date de leur première assemblée générale, le mouvement de contestation enclenché par une centaine d’ingénieurs à Toulouse, Bordeaux, Pau et Tarbes – et réunis pour l’occasion en intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CGC) – se renforce.
La mise en œuvre d’une grève à la japonaise, qui s’est traduite par le port d’un brassard ou d’un bandeau avec la mention “ Altran en grève ” sur les sites clients, s’est révélée jusqu’alors plus médiatique qu’efficace. Tout comme le principe d’un débrayage d’une heure deux fois par semaine, tous les mardis et jeudis. En outre, à la mi-décembre, la rencontre des syndicats avec les instances dirigeantes pour une ouverture de négociations s’est rapidement soldée par un échec.
Depuis le 8 janvier dernier, 133 salariés grévistes ont reconduit le mouvement (port du brassard et débrayage) pour une durée de trois mois. Ils ont même décidé d’amplifier leur action avec des solutions alternatives, plus susceptibles de “ toucher ” à l’image de la société.
“ La mobilisation des salariés est bien installée et, à moins d’une avancée spectaculaire, nous sommes déterminés à durcir le mouvement avec de nouvelles actions, précise le délégué CGT de l’entreprise. Nous avons prévu dès cette semaine de distribuer régulièrement des tracts sur les sites des principaux clients toulousains : Airbus, Thalès, Siemens, voire Astrium ou le CNES. ” Et, sous quelques jours, les grévistes se proposent de sensibiliser les étudiants des écoles d’ingénieurs en communiquant sur les pratiques d’Altran Sud-Ouest en matière de stages ou d’entretiens d’embauche.
Enfin, une pétition sur leurs revendications a été mise en ligne pour les salariés de l’entreprise. Elle a réuni à ce jour 473 signataires, sur un effectif de 900 personnes, issus de plusieurs sociétés locales et regroupés depuis la fusion sous l’entité d’Altran Sud-Ouest. Car le malaise vient de cette fusion des 26 filiales d’Altran.
Sur le plan local, Altran Technologies, Réalix Technologies, Logiqual, Cegim et Cogix ont donné naissance, fin 2006, à Altran Sud-Ouest et, par la même occasion, ont gommé les spécificités et avantages des sociétés d’origine. Les revendications portent sur les primes de participation aux bénéfices, annulées cette année pour combler la dette du groupe , la suppression des frais de déplacement chez les clients ; le manque de places de parking… voire la remise en cause des pratiques managériales.
Autre pierre d’achoppement, la suppression des structures de représentativité du personnel, centralisées désormais à Paris avec une seule exception, Toulouse, qui a gardé un comité d’établissement. Mais, aux dires des grévistes, avec un budget nettement inférieur à la moyenne. Une raison susceptible de mobiliser d’autres régions, puisque, selon le délégué CGT, les établissements lyonnais et grenoblois ont démarré leur première assemblée générale.
















