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BNP Paribas Securities Services (BNP2S) couvre plusieurs domaines d'activité : conservation, vente et échange de titres, gestion des fonds et des liquidités, ainsi que différents services aux émetteurs. Ses clients sont principalement des banques, des sociétés de courtage, des fonds de pension, ou encore des gestionnaires d'actifs et des compagnies d'assurances. Pour chacun d'entre eux, l'établissement émet des rapports quotidiens sur l'état du marché et de leurs titres. Conçus en reporting de masse par le service informatique, ces états étaient figés, et la moindre modification impliquait des délais importants. En début 2006, soucieuse d'offrir à ses clients la possibilité de réaliser leurs rapports, la société se lance dans un vaste projet décisionnel, baptisé Myreports.
BNP 2S disposait déjà d'une infrastructure décisionnelle pour son reporting de masse. Fondée sur Sybase ASE et Crystal Reports, elle n'offrait toutefois pas la souplesse nécessaire pour du reporting orienté client. En mode décisionnel, performance et flexibilité vont rarement de pair. Pour améliorer les temps de réponse, les entreprises doivent concevoir des structures de données, optimisées pour des requêtes préétablies : tables, agrégats, cubes… Mais ces structures s'avèrent difficiles à faire évoluer. Leurs performances se dégradent vite, dès lors qu'une requête implique des croisements de données non précalculées ou nécessite d'aller chercher des informations non indexées par la base. Les index étant coûteux en espace de stockage, aucune base n'indexe la totalité de ses données, excepté les moteurs destinés au décisionnel, tel ceux de Teradata et de Sybase IQ. Dans ce cas, les éditeurs compensent la volumétrie engendrée par les index grâce à la compression.
Pour offrir à ses clients d'excellentes performances sans restreindre les croisements de données, BNP 2S s'est donc orienté vers Sybase IQ, la solution de Teradata étant disproportionnée pour ses besoins. En frontal, c'est Webi, de Business Objects (BO), qui a été retenu.
En juin 2006, BNP 2S démarre la réalisation de son projet. Le service Myreports s'inscrivant en complément de l'existant, il utilise les données déjà présentes dans la base ASE pour le reporting de masse. La société synchronise ses bases ASE et IQ via le moteur de réplication de Sybase et une base tampon. Toute modification apportée à l'entrepôt existant est aussitôt répliquée dans la base tampon (une autre Sybase ASE), puis stockée en attendant d'être transférée dans IQ. “ Nous aurions pu faire dialoguer en direct les deux entrepôts, explique Marc Guillard, DBA de BNP 2S, mais, en termes de performance pour la base cible, appliquer un grand nombre de modifications en une seule fois coûte moins cher, d'où la mise en place de cette base tampon. Notre infrastructure a été pensée pour offrir les meilleurs temps de réponse à nos clients. ”
Les bases tampon et IQ sont synchronisées toutes les 5 minutes. BNP 2S dispose donc de deux entrepôts renfermant quasiment les mêmes données, mais destinées à des usages différents : rapports figés d'un côté, reporting à la demande de l'autre. “ Les mécanismes de compression et d'indexation d'IQ nous aident à conserver un historique sans dégradation de performance, précise Nathalie Vollet, responsable du domaine IT Client Communication Solutions de BNP 2S. Alors que sur ASE, nous sommes obligés de nettoyer la base régulièrement pour préserver les temps de réponse. ”
Opérationnel depuis novembre 2006 et ouvert aux clients en mars 2007, le service Myreports se traduit par une interface web, développée avec le framework Sweetdev et le SDK de BO. Il fournit différents paramètres aux clients pour concevoir leurs propres rapports. Ils peuvent souscrire des abonnements à ces rapports afin de les recevoir par mail et d'être alertés à la moindre modification d'une donnée, grâce au moteur de détection RTDS de Sybase, qui complète l'architecture mise en place par BNP 2S. “ Jusqu'à présent, nos clients étaient obligés de retravailler nos rapports figés pour les adapter à leurs besoins. Désormais, ils seront en mesure de construire leurs états selon leur propre rythme et leurs besoins en information, souligne Nathalie Vollet. Il n'existe pas de service équivalent sur notre marché ”. De leur côté, les équipes métier internes disposent aussi d'un outil pour émettre leurs propres rapports ; ils ne sont ainsi plus tributaires du service informatique.
L'infrastructure mise en place par BNP 2S a été conçue pour fonctionner de manière automatisée, sans intervention humaine. Des scripts de réplication générés par Power AMC aux univers BO, en passant par le moteur d'alerte, tout fonctionne en temps réel, la fraîcheur des informations s'avérant primordiale dans ce secteur. Le moindre dysfonctionnement entraîne donc une réaction en chaîne, susceptible non seulement de provoquer un arrêt du service, mais aussi d'entraîner une absence de mise à jour des données, faussant, le cas échéant, les analyses effectuées par les clients en ligne.
Pour y remédier, la société a prévu des mécanismes de resynchronisation pour les reprises sur erreur ; elle s'est appuyée sur ses processus qualité afin de bénéficier de la rigueur de développement nécessaire à un projet aussi critique pour son image.
Activité : gestion de titres.
Siège : Paris.
Effectif : 4 400 employés.
Actifs : 3,6 M d'euros sous conversation, 623 M d'euros sous administration.
Mettre en place une solution de reporting souple pour que les clients puissent concevoir des états personnalisés.
Sybase IQ 12.6 déployé sur un serveur Itanium, Webi de BO, et Websphere 5.1 d'IBM pour la partie interface client. Moteur de synchronisation Replication Server 12.6 de Sybase pour l'alimentation de l'entrepôt, et Sybase RTDS pour le système d'alerte.
L'infrastructure fonctionnant en flux tendu a nécessité une très grande rigueur dans le développement et la mise en place de mécanismes de reprise sur erreur.
Projet estimé à une année/homme. 70 000 euros en licences IQ pour équiper les serveurs de production, de sauvegarde, de test, et de préproduction.
Janvier 2006 : besoin exprimé par le personnel en interne, notamment, par le service de gestion des fonds.
Mars 2006 : organisation et réalisation des maquettes.
Juin 2006 : choix de la solution.
Août 2006 : démarrage du projet.
Nov. 2006 : mise en production en internet et pour les clients pilotes.
Mars 2007 : ouverture du service aux clients.
“ Avant de déployer notre solution, nous avons réalisé des maquettes afin de comparer les différentes offres du marché. Nos tests ont montré qu'avec IQ, nous faisions une économie de 50 % sur la volumétrie par rapport aux autres SGBD. Avec la solution de Sybase, les requêtes s'exécutent de 200 à 300 fois plus vite ; et pour une augmentation de la volumétrie de 900 %, nous n'avons enregistré qu'une dégradation de 38 % des temps de réponse. Nous sommes toutefois conscients que ces résultats très concluants sont dus aux mécanismes intrinsèques d'IQ (indexation complète de la base et compression), conçus pour le décisionnel, alors que les autres bases ont été pensées pour le transactionnel. ”
La duplication des bases de données s'appuie sur une infrastructure matérielle en cluster. Objectif : optimiser les temps de réponse et garantir la continuité de service. La base IQ est déployée sur un serveur Itanium en cluster, qui comporte deux nœuds. D'autres pourront être ajoutés afin d'offrir de nouveaux services.
















