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Le partenariat Microsoft et Novell porte ses fruits dans l’Hexagone. Renault, à son tour, a été convaincu par les arguments de ce duo de choc pour équiper ses data centers. Le constructeur automobile annonce en effet l'acquisition auprès de Microsoft de plus de 1 000 souscriptions Suse Linux Enterprise Server (SLES). Elles permettront de remplacer les distributions Linux existantes, dont Red Hat Enterprise et Debian, dans le cadre d’un vaste projet de consolidation.
“ C’est la première fois qu’un tel contrat est signé en France, depuis la signature de l’accord d’interopérabilité [entre Microsoft et Novell, NDLR] en novembre 2006 ”, explique Alain Cherki, directeur Linux chez Novell France. Microsoft s’était déjà transformé en revendeur Linux plusieurs fois. Parmi les premiers clients figurent Wal-Mart aux États-Unis (15 000 serveurs) et HSBC au Royaume-Uni. En Allemagne, l’éditeur a signé, entre autres, avec Deutsche Bank, BMW et Siemens.
Pour Novell, cet accord est une véritable aubaine. En France, il lui permet ainsi de rentrer chez un grand compte international avec lequel il n’avait plus de contact depuis plusieurs années. En effet, Renault a été jadis un client de Netware, système réseau abandonné au profit de l’IP. Depuis, les relations commerciales ont été proches de zéro.
En contrepartie, Novell doit évidemment accepter le fait qu’il n’a pas eu la main sur la négociation commerciale. Il y a fort à parier que, concernant les souscriptions SLES, Renault a bénéficié de conditions d’achat bien plus avantageuses auprès de Microsoft que s’il s’était approvisionné directement chez Novell.
Microsoft est également gagnant dans l’affaire, car l’interopérabilité entre Windows Server et SLES rassure le client. En particulier, elle permet à Renault de bénéficier de tous les avantages de la virtualisation d’applications sur les plates-formes SLES, qui est un volet important du projet de consolidation. Le constructeur pourra sans problème créer des machines virtuelles Windows Server sur Suse Linux, tout en bénéficiant d’un support complet de la part de Microsoft.
Face à tous ces avantages, Renault n’a donc pas hésité longtemps. “ Le seul obstacle était l’ensemble des outils d’administration internes qui tournaient sur les autres plates-formes Linux. Mais le coût de migration était finalement négligeable par rapport aux bénéfices apportés par l’interopérabilité ”, précise Alain Cherki.
















