Vous avez vécu une époque formidable au sein de Microsoft mais, avec le recul, éprouvez quelques regrets pour des technologies sur lesquelles vous n’avez misé assez vite ? Il y a certainement des choses que nous aurions aimé aborder plus tôt comme Internet ou la messagerie. Mais avec le recul, ça ne s’est pas si mal passé, nous avons fini par rattraper tout le monde. Sur les moteurs de recherche Web également, nous aurions pu démarrer plus vite. Aujourd’hui, Google est tellement fort qu’il éclipse un peu nos efforts. En revanche, côté moteur de recherche d’entreprise, nous jouons un rôle majeur surtout depuis le rachat de l’européen Fast. L’interface Bob était sans doute une erreur et nos projets sur la télévision interactive ou sur le tablet PC sont peut être arrivés trop tôt. Reste que je suis tout de même très fier de voir que 12 000 étudiants de l’Oregon utilisent tous les jours un tablet PC. Mais je n’ai pas de regret parce que je trouve Microsoft très réactif et la plupart du temps, nous sommes plutôt devant. Je suis certain que nous allons continuer à surprendre dans tout un tas de domaines. Attention, j’ai prévu de travailler à temps partiel pour Microsoft, j’en reste le chairman (président). Je vais d’ailleurs continuer à suivre les projets de développement autour d’Office, des moteurs de recherche Web et surtout de tout ce qui touche de près aux nouvelles interfaces homme-machine comme les applications du langage naturel et de la reconnaissance vocale.