Alcatel supprime près de 400 emplois en France
La direction d'Alcatel-Lucent France va organiser un nouveau plan de départs volontaires. Il concerne 398 postes au total.
01net.
le 01/02/08 à 18h10
Ce matin, le verdict est tombé pour les salariés d'Alcatel-Lucent France (8 000 collaborateurs). A l'issue d'une réunion avec le comité central d'entreprise, la direction a annoncé la suppression de 400 emplois dans
l'Hexagone, dont 232 à Vélizy, en banlieue parisienne.
Ce projet de plan de départs volontaires prévoit le maintient de tous les sites, à l'exception de celui de Chateaufort, qui devrait être redéployé sur Villarceaux et Vélizy. Le plan s'inscrit plus largement dans le cadre du
plan de réduction de coûts de 400 millions d'euros, dévoilé le 31 octobre 2007. Celui-ci prévoyait notamment la
disparition de 4 000 postes dans le monde, sans préciser la répartition par pays.
' 400 suppressions, c'est 400 de trop. Cela représente 10 % du plan annoncé au niveau mondial. Elles viennent, en plus, s'ajouter aux coupes déjà réalisées en France l'an dernier. Dans l'Hexagone, les
effectifs ne cessent de diminuer, commente Hervé Lassalle, délégué syndical national CFDT chez Alcatel-Lucent France. En revanche, en termes de départs volontaires, nous ne sommes pas inquiets. On peut supposer qu'il y en aura
suffisamment '.
Maintien de la R & D
Le nombre de réductions de postes (398 au total) a été précisé pour chacun des sites : Vélizy (232), Ormes (49), Villarceaux (41), Lannion (28), Orvault (25) et Eu (23). Les services commerciaux sont très touchés, surtout à Vélizy
et Ormes (près d'Orléans), par exemple.
Côté R & D, la direction entend maintenir le niveau d'Alcatel-Lucent France. Dans un communiqué de presse daté d'aujourd'hui, elle rappelle l'importance de la France, comme
pôle de recherche, notamment à travers ses
technologies de pointe telles que les réseaux mobiles de quatrième génération (4G) et le WiMAX.
Outre les réductions de postes, le plan prévoit de favoriser la mobilité interne. Ainsi, 272 postes sont à pourvoir dans la R & D, précisément dans les réseaux mobiles de nouvelle génération. Concrètement, sur
certains sites, la direction arrêtera certaines activités pour les remplacer par d'autres, plus porteuses. C'est le cas pour Orvault et Lannion qui vont se recentrer sur les réseaux mobiles de troisième (3G) et quatrième génération (4G) ou les
' call servers '. Lundi, les organisations syndicales (CGT, CFDT et CFTC) des différents sites devraient informer les salariés et recueillir leurs réactions.