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66 exposants, auxquels s’ajoutent 7 entreprises non exposantes. UbiFrance a pratiquement doublé et le nombre d’exposants et sa surface d’exposition, pour sa deuxième participation au Mobile World Congress. “ Après ceux de l’Espagne et de la Catalogne [La région organisatrice du salon, NDLR], nous avons certainement l’un des pavillons géographiques les plus importants ”, se félicite Laurent Barbet, chef du service Technologies de l’information et de la communication d’UbiFrance. Jusqu’en 2004, - dernière année où le salon était organisé à Cannes -, de par son statut, l’agence française ne pouvait participer au mondial de la téléphonie – qui s’appelait encore 3GSM.
Mais en deux ans, UbiFrance s’est largement rattrapée. “ Le Mobile World Congress est désormais notre plus grand salon, avec le Cebit qui a lieu à Hanovre et sur lequel nous accueillerons 100 exposants sur le pavillon français ”, assure Laurent Barbet. Sous le pavillon français de Barcelone, on trouve donc des petites entreprises, comme Ubikis MD Solutions, ou Kapsys – certaines ont tout juste été créées en janvier -, et des plus conséquentes comme Avenir Telecom. Le pavillon est organisé autour de trois thèmes : middlewares et solutions pour mobiles, contenus pour mobiles et réseaux sans fil. Les deux premiers thèmes regroupent 90 % des exposants.
Trois régions sont tout particulièrement représentées cette année, la Bretagne, la Provence Côte d’Azur et Rhône-Alpes. “ Notre pavillon s’appuie en effet sur des partenariats informels avec ces régions. On espère que l’année prochaine, d’autres régions viendront se joindre à nous ”, explique Frédérique Goudard, chef de projet d’UbiFrance. On trouve aussi quatre pôles de compétitivité : Images et Réseaux, SCS, Minalogic et Imaginove.
Parmi les exposants, on trouve même le vainqueur du prix de l’innovation mobile organisé par le Mobile World Congress, Tagattitude (voir encadré).
Mais quel intérêt pour une entreprise de s’afficher sous le pavillon français ? “ Elles y ont plusieurs avantages, assure Laurent Barbet. Et tout d’abord un intérêt financier.” Avec un prix au m² de 1200 euros, hors prestation, le Mobile World Congress est un des salons les plus chers.
“ Nous avons une puissance de négociation que des entreprises même de grande taille n'ont pas, et a fortiori les start-up. Nous leur proposons plusieurs formules, dont une pour les non-exposants. Pour 1990 euros, ces entreprises qui n’ont pas de stand, sont en revanche intégrées dans notre catalogue et celui du salon, elles ont accès à nos bureaux de rendez-vous pour 4 heures, et peuvent aussi, pour 490 euros de plus, utiliser notre espace de démonstration. Celles qui veulent exposer peuvent choisir entre un stand traditionnel à 1390 euros (*) (ht) le m², services compris, ou une station de travail à 3 750 euros ”, détaille Frédérique Goudard.
(*) Article modifié le 15 février 2008. Le prix moyen au m2 pour une entreprise “ exposant ” s'élève à 1390 euros, et non 1990 euros comme indiqué initialement. Ce dernier tarif correspond au forfait “ non-exposant ”.
C’est un des plus petits stands du pavillon français. Plutôt discret, il ne paye pas particulièrement de mine, et pourtant les six personnes du stand, qui ont fait le déplacement depuis Rocquencourt dans les Yvelines, se frottent les mains. Tagatittude, vient en effet de remporter le prix de l’innovation organisé par le Mobile World Congress. L’entreprise propose une solution qui permet de faire “ tout ce qu’on peut faire avec le NFC, mais sans le NFC ”. Ce dernier, testé par de nombreux opérateurs en France, est une technologie sans contact qui a vocation à s'implanter dans les téléphones portables.
Tagatittude a, de son côté, développé une technologie palliative au NFC qui permet de faire, par exemple, du paiement sécurisé à l’aide de son téléphone portable. Le NSDT, Near Sound Data Transfer, utilise les fonctions audio du téléphone pour envoyer des toutes petites quantités d’informations cryptées. Une technologie que tous les téléphones actuels peuvent utiliser. “ Nous permettons donc aux entreprises qui créent des services autour du NFC de les développer et de les commercialiser, sans avoir à attendre que la technologie NFC soit intégrée dans tous les téléphones ”, Loïc Eonnet, l’un des fondateurs de Tagattitude.
















