IBM fait un retour open source sur le marché des PC
A l'occasion du Cebit, IBM annonce le lancement d'une gamme destinée à l'Europe de l'Est, basée sur des logiciels libres.
01net.
le 05/03/08 à 13h30
IBM a annoncé s'être associé avec des partenaires en Autriche et en Pologne pour proposer en Europe de l'Est un ordinateur libre de tout logiciel Microsoft.
International Business Machines a précisé dans un communiqué que cet ordinateur, développé en réponse aux demandes de responsables informatiques russes, sera équipé d'un système d'exploitation fonctionnant sous Linux proposé en
partenariat avec l'autrichien VDEL, distributeur des logiciels de Red Hat, et avec le distributeur et prestataire de services polonais LX Polska.
Le logiciel Lotus Symphony d'IBM, basé sur le format Open Document, sera également préinstallé. Ce format est un concurrent direct de l'Open XML de la suite Office de Microsoft, que ce dernier cherche à faire adopter comme une norme
internationale ISO.
IBM, qui a vendu son activité de fabrication d'ordinateurs au chinois Lenovo, a indiqué que le matériel serait fourni par des partenaires de VDEL et LX Polska.
Microsoft s'attaque aussi à la Russie
La Russie, où beaucoup de grandes compagnies et d'organismes de service public mettent en place une architecture informatique pour la première fois, émerge comme un important terrain de bataille pour Microsoft et ses concurrents
proposant des alternatives basées sur les formats open source.
Microsoft mène d'actives campagnes de formation aux nouvelles technologies dans le pays et a signé en février 2008 un accord avec MTS, le premier opérateur mobile russe, pour proposer aux petites entreprises des services et des
ordinateurs portables à prix réduits équipés de son système d'exploitation Windows Vista.
IBM a indiqué que sa nouvelle ligne de PC pour l'Europe de l'Est, baptisée Open Referent, permettrait de réduire parfois de moitié les coûts d'achat des équipements informatiques.
Le groupe américain a précisé que des responsables informatiques appartenant au ministère russe de la Défense, à la compagnie aérienne Aeroflot ou à la banque Alfa figuraient parmi les personnes ayant fait la demande d'un tel
ordinateur.