Dialoguer sans tabou avec le futur patron
01 Informatique
le 02/04/2008 à 07h00
Spontanéité
Des nouveaux médias de recrutement, le chat est certainement le plus ancien. Préhistorique même, puisque Logica, qui s'appelait encore Unilog à l'époque, testait la formule dès 2001. Depuis, tout le monde connaît le principe. Le chat, ou “ clavardage ” pour nos amis québécois, donne à un employeur l'opportunité de “ dialoguer ” en direct, par messagerie instantanée via le net, avec des candidats potentiels. Avec l'anonymat des échanges, aucune question n'est taboue : le salaire, les RTT, les conditions de travail, les évolutions de carrière, etc. Si le chat ne permet pas de nouer une relation individuelle, il favorise le rapprochement des entreprises vers les candidats. Ainsi, la société sera notamment en mesure de mieux cerner leurs attentes. Quant au postulant, il noue un premier contact. Il peut également déposer son CV auprès de la société convoitée.
Un concept simple mais qui ne s'essouffle pas. A la 5e édition d'Enligne pour l'emploi, organisée en ce mois de mars par Canalchat Grandialogue, 20 chats étaient planifiés sur cinq jours pour 2 000 emplois à pourvoir. Parmi les employeurs participant à l'opération, on trouvait la SSII SQLI ou Help-Line, spécialiste du support.
Pour le demandeur d'emploi, rien n'est plus simple. Après s'être identifié par son pseudo et, facultativement, par son adresse électronique, il peut poser sa question avant le début du chat ou en direct. Tout l'art des organisateurs consiste à retenir les questions les plus fédératrices. Quant aux réponses, le style propre à ce mode de communication contraint les recruteurs à une plus grande spontanéité. Un ton qui tranche avec les sacro-saints discours de recrutement que l'on peut lire sur les sites institutionnels.