IBM va développer ses propres espaces sécurisés sur Second Life
Big Blue et Linden Lab, la société californienne éditrice de l'univers virtuel en 3D, viennent de signer un accord.
01net.
le 04/04/2008 à 17h30
À l’occasion de la Virtual World Conférence qui s'est tenue à New York les 3 et 4 avril 2008, IBM et Linden Lab, l'éditeur du monde virtuel de Second Life, ont franchi un pas supplémentaire dans leur collaboration. L'an dernier, ils avaient déjà signé un accord pour développer une interopérabilité des différents univers virtuels. Là, ils viennent de conclure un nouveau partenariat visant à faciliter le développement d’espaces collaboratifs, virtuels et sécurisés pour l’entreprise sur la plate-forme Second Life Grid, basée sur la technologie 3D online de Linden Lab.
Habituellement, les entreprises créent, par l'intermédiaire de cette plate-forme, des espaces virtuels privés ou publics, hébergés par Linden Lab. Là, c'est la première fois qu'une entreprise héberge sur ses propres serveurs ces espaces appelés “ régions virtuelles ” sur Second Life.
Un pilote interne à IBM
Dans un premier temps, IBM lance une expérience pilote en interne. Ses collaborateurs vont ainsi pouvoir accéder à des espaces virtuels publics et privés sur une interface dédiée. Ils utiliseront alors l'outil comme s'ils évoluaient dans un environnement intranet et pourront échanger des données sensibles, en toute sécurité, dans cet univers en 3D.
Un tel accord n'est pas surprenant. D'abord parce que IBM est depuis longtemps l'une des sociétés les plus engagées sur Second Life, avec plus de 6 000 employés qui ont créé leur avatar. Ensuite, parce que derrière ce partenariat, le constructeur informatique entend bien montrer à ses clients les atouts d'IBM BladeCenter (serveur, réseau, stockage), associés à une communauté virtuelle comme Second Life, pour leur proposer à terme des solutions destinées à créer des univers virtuels sécurisés et sur mesure.
Pour Robert Vinet, fondateur de Community Chest et expert en Second Life, ce partenariat est “ un accord important dans le développement de l'Internet 3D.
Il va permettre à IBM d'aller encore plus loin dans l'utilisation professionnelle de Second Life et d'y déployer plus de services (pourquoi pas une interface avec leur système de gestion des connaissances, avec leurs documents internes dans Lotus Notes, etc.), explique-t-il. Et il ouvre la voie à d'autres entreprises, qui souhaiteraient gérer elles-mêmes leur sécurité dans un univers virtuel ”.