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Jean-Paul Schmidt (Steria) : ' Les SSII ont l'obligation d'aller en Inde '

Dossier spécial Inde. Le directeur offshore France de Steria détaille les spécificités du travail avec des ingénieurs indiens.

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Pendant une semaine, 01net. est allé sur le terrain voir à quoi ressemble la high-tech indienne. Retrouvez ici notre dossier spécial Inde.
De ce côté du globe, Steria a beaucoup évolué en très peu de temps. Aujourd'hui, plus du quart de ses ressources sont maintenant basées en Inde. La SSII dispose aussi de plateaux mutualisés en Pologne et au Maroc. Jean-Paul Schmidt, le directeur offshore France de Steria livre son regard sur l'Inde et ses différences culturelles.

<i>01net. :</i> Quel est l'intérêt pour une SSII de s'implanter en Inde ?
Jean-Paul Schmidt : Ce n'est pas une question d'intérêt mais d'obligation. Ne pas y être est risqué ! D'une part, parce que les grands acteurs ont tous maintenant des services spécialisés dans le ' sourcing ', c'est-à-dire dans la recherche des meilleurs intervenants (au sens du rapport qualité/prix et des capacités industrielles).
D'autre part, parce que les acteurs indiens (que l'on appelle des pure players) ?" qui se sont beaucoup développés grâce aux marchés d'Amérique du Nord et d'Angleterre ?" s'intéressent maintenant à l'Europe continentale et sont très agressifs pour prendre des parts de marché. Il faut donc pouvoir se battre avec les mêmes armes.

L'Inde est-elle un réservoir d'ingénieurs bien formés ? Quels sont leurs atouts ?
Absolument ! L'Inde forme environ dix fois plus d'ingénieurs bac +5 en informatique que nous le faisons... et ils sont plus d'un milliard ! Ils sont bien formés et extrêmement motivés pour travailler pour nos clients. Ils ont envie de prouver qu'ils ont le niveau de compétences attendu.
Le nombre d'ingénieurs existant permet des montées en charge rapides sur les gros projets. Par ailleurs, ils vivent dans un pays immense, composé de 22 états (et autant de langues officielles). De nombreuses religions y sont pratiquées. Du coup, ils sont parfaitement habitués aux différences et s'adaptent vite dans le business.
Quelles sont, dans la gestion d'une équipe, les principales différences culturelles que vous rencontrez ? Quelles sont, dans ce domaine, les bonnes pratiques ?
Le premier point qui perturbe parfois nos équipes est évidement la langue : il faut travailler en anglais, même lorsque le client final est francophone ! Deuxièmement, les Indiens sont souvent bien plus ' hiérarchiques ' que nous. Ce qui facilite l'exécution de certaines décisions mais nuit parfois à la prise d'initiative. Il ne faut donc pas hésiter à demander aux équipes leur avis.
Parmi les meilleures pratiques, il est important de formaliser les comptes-rendus de réunion et les relevés de décision, compte tenu des différences culturelles, du décalage horaire, de la distance et de la langue par exemple. De manière générale, les Indiens sont beaucoup plus habitués que nous à la diversité. Avec un peu d'ouverture d'esprit, de la curiosité et une grande rigueur, on réussit très bien, mais cela requiert un peu d'efforts de notre part.
En définitive, existe-t-il, dans le business, des grosses différences en Inde ?
Non. Ils sont très orientés business, tant par leur culture que par leur histoire avec l'Angleterre. Il faut juste se méfier des ' oui mais ' qui veulent souvent dire ' non sauf si '... mais là encore, tout est affaire d'écoute et de formalisation.
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de wazasql , posté le 24 avril 2008 à 17h07
NON.
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Quoi, non ?

de Tito64 , posté le 24 avril 2008 à 18h22
C'est un argument, "NON." ? Et depuis quand cela suffit-il à une société comme Steria, qui rogne sur les salaires français pour aller en nearshore au Maroc ou en Pologne, et en offshore en Inde ? Tout ça pour gagner plus de marchés ? Alors qu'ici, ils ne sont pas foutus de pérénniser les quelques postes de leurs employés, parce que les commerciaux préfèrent agir dans les grandes villes plutôt que les moins grandes ?

Non tout seul, ça le fait pas !
Moi je dis non. Non aux salaires ridicules qu'on propose à l'embauche, aux Français qui travaillent en France. Si les économies qu'on fait sur notre dos doit servir à prospecter en Europe pour que notre boulot soit fait par des Indiens (d'ailleurs, c'est de moins en moins intéressant, en Inde, c'est pour ça qu'on va voir ailleurs), je ne suis pas d'accord !!

Salarié Steria
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Le Fric ... c'est chic !

de Le HiBou BouBou , posté le 25 avril 2008 à 08h01
de toute façon toutes les délocalisations et les gros problèmes de ce monde viennent du capitalisme et la priorité des capitaliste c'est le fric!

c'est déplorable qu'en france on ait de moins en moins de bonnes entreprises d'autant plus qu'il y a des mecs de l'Est qui viennent travailler dans nos entreprises pour 400 euros/mois, nous on coûte trop cher voilà ce qu'ils voient eux!
merci papa...patron
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N'importe quoi

de Atha , posté le 25 avril 2008 à 09h15
Pour bosser avec deux équipes indiennes sur du offshore pour Orange je suis totalement opposé avec certaines des conclusions de cette interview...

1) le niveau des bac+5 indiens n'a rien à voir avec le niveau des bac+5 fr, enfin majoritairement, pour la bonne et simple raisons qu'ils n'ont pas d'éducation nationale post bac, il n'y a que des boîtes privées où l'on achète son diplome. => niveau très, mais alors très, variable et souvent tirés par le bas.
2) l'héritage de la société des castes continue d'être un boulet pour le boulot. Seuls les hautes castes accèdent aux postent avec pouvoir de décisions et bon bah comme à la fin de la noblesse sans aller jusqu'a la consainguinité, les types ont été parachutés là sans avoir le moindre effort à fournir et sont très souvent incompétents. Les bons (ceux qui sont curieux, ouverts, volontaires, ...) sont totalements bridés par cette hierarchie illogique.
3) Les 50 personnes avec qui l'on bosse savent mettre un coup de collier mais on est obligé d'être sur leur dos tout le temps pour s'assurer du suivit des tâches... Ici encore on perds du temps inutilement.
4) Ils sont tellement dragués à droite et à gauche que le turnover est hallucinant là bas, parle d'une rentabilité :/ a peine formés ils se cassent dans la boîte d'en face (et ils ont raison pourquoi rester fidèle à celui qui vous paye avec un lance pierre troué?)

En conclusion si les coûts doivent vraiment baisser (et je n'en reste pas convaincu) il vaut mieux faire du offshore en russie ou roumanie.
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