Les sept priorités scientifiques de l'Inria pour 2008-2012
Le quatrième plan stratégique présenté par l'institut repose sur un constat simple : les Stic sont au c?"ur de toutes les activités humaines.
01net.
le 24/04/08 à 17h55
L'Institut national de recherche en informatique et en automatisme (Inria), qui regroupe 2 800 chercheurs en France, dont 1 000 doctorants, vient de dévoiler son quatrième plan stratégique, pour la période
2008-2012.
' Les sciences et technologies de l'information et de la communication (Stic) sont présentes dans tous les secteurs de l'activité humaine. Elles contribuent considérablement à l'accélération des progrès
scientifiques et technologiques et modifient en profondeur notre façon de vivre. Notre plan a nécessité deux ans de travail. Il a pour objectif de nous permettre de contribuer à relever les défis sociétaux et technologiques de notre
époque ', affirme Michel Cosnard, président de l'Inria, en guise d'introduction.
Pour parvenir à cette ambition, l'institut s'est donné sept priorités pour les quatre années à venir :
? La modélisation, la simulation et l'optimisation de systèmes dynamiques complexes. Il s'agit d'expliquer de nombreux phénomènes, météorologiques, biologiques, et même liés à Internet. ' La
modélisation et la simulation touchent tous les domaines scientifiques. Actuellement, plus aucune expérience ne se fait sans un minimum de modélisation ', insiste Michel Cosnard.
? La programmation, notamment dans le domaine de la sécurité et de la fiabilité des systèmes informatiques. L'institut estime en effet que les nouvelles technologies numériques soulèvent de nombreuses questions de
sûreté, de sécurité et de confidentialité, d'authentification. Il va chercher à développer de nouvelles méthodes de chiffrement plus robustes.
? La communication, l'information et les ' calculs ubiquitaires '. Dans ce domaine, les priorités de l'Inria concerneront l'Internet du futur. Ses recherches viseront à élaborer des bases
algorithmiques et architecturales nouvelles, afin de corriger les faiblesses structurelles d'Internet et de concevoir un nouveau réseau.
? L'interaction avec les mondes réels et virtuels. Cet axe concerne le domaine de la robotique et celui des mondes virtuels. Dans celui de la robotique, l'ambition de l'Inria est d'augmenter les capacités des robots
dans la reconnaissance de gestes, d'attitudes et de comportements humains. Dans le domaine des mondes virtuels, il s'agit d'améliorer les techniques de capture de mouvements et l'interaction avec les univers 3D.
? L'ingénierie numérique. Ce domaine regroupe la conception et la modélisation de produits manufacturés, l'architecture des systèmes embarqués, la conception de logiciels permettant le passage du modèle numérique
au code embarqué, la validation et la vérification des produits conçus, etc. ' De par le monde, il y a plus de processeurs dans les systèmes embarqués que dans les ordinateurs. Cette tendance va encore s'accentuer. Il s'agit
d'une chance pour nous : les Etats-Unis sont très forts sur les processeurs généralistes, mais l'industrie européenne est leader sur les systèmes embarqués ', explique Olivier Temam, directeur de recherche de
l'équipe-projet Alchemy au centre de Saclay.
? Les sciences numériques. Cet axe regroupe les recherches dans le domaine des matériaux, de la biologie ?" avec notamment des projets de cellule et de plante numériques (modélisant leur comportement,
y compris vis-à-vis de leur environnement) ?", de l'écologie numérique et de la biosphère. ' Les Stic ont transformé la démarche de l'ingénieur et du scientifique. L'outil numérique est aujourd'hui commun à toutes
les disciplines ', indique Malik Ghallab, délégué général à la recherche et au transfert pour l'innovation de l'Inria.
? La médecine numérique. L'ambition, pour ce dernier secteur, est de concevoir des modèles mathématiques explicatifs et prédictifs en biologie et en médecine.