L'extension .jobs recherche des candidats
En juin 2005 était créé le suffixe .jobs. Un nom de domaine encore peu utilisé. Pour le vérifier, nous avons ausculté la partie recrutement sur les sites des grandes entreprises françaises.
01net.
le 02/05/08 à 10h42
De plus en plus de grandes entreprises ont développé une partie recrutement sur leurs sites Web. Ce type de contenu est devenu tellement important sur Internet, qu'une extension, le .jobs, a été exclusivement créée pour ces sites
au mois de juin 2005.
Trois ans après, nous avons mené l'enquête pour vérifier quelle identification choisissaient les sociétés pour présenter leurs offres d'emplois. Noms de domaine dédiés ? Si oui, en .jobs ? Sous-domaines ?
Simples répertoires ? Découvrez-le dans notre étude exclusive MailClub.info sur les cent plus grandes sociétés françaises.
Recrute, career, job...
Premier constat, toutes les sociétés proposent une partie recrutement sur leur site Web. 22 % utilisent un nom de domaine spécifique. Une légère tendance (27 %) se dégage avec l'intégration du terme
' recrute ' ou ' recrutement ' dans le nom de domaine. C'est le cas d'edfrecrute.com, de recrutement-sncf.com, de groupe-pointp-recrute.fr, d'atosoriginrecrute.fr, de michelinrecrute.fr ou
de groupama-gan-recrute.com.
Le .fr est peu visible (13 %) quand le .com explose (83 %). Plusieurs noms de domaine, en langue anglaise, sont clairement tournés vers l'international : carrefourmyjob.com, workatdexia-cl.com,
sanofi-aventis-job.com... Le terme ' careers ' est aussi mis en avant dans ces .com : lafargecareers.com, safran-careers.com, valeocareers.com... A noter la présence d'un .eu, celui de Nissan :
nissan-recruitment.eu.
Un .jobs à conquérir
Et le .jobs me demandez-vous ? Comment dire... 69 % des noms de domaine naturels des sociétés ont leur .jobs libres ! 48 % des .jobs enregistrés sont utilisés par les sociétés titulaires, qui les redirigent sur
leur site principal ou, plus intelligemment, sur leur partie emploi. Loreal.jobs, thomson.jobs, vinci.jobs ou eiffage.jobs ont choisi ce fonctionnement efficient. L'autre moitié des .jobs enregistrés n'est pas active voire
cybersquattée (sodexho.jobs) !
On ne peut pas dire que l'extension générique ait rencontrée son public (tout au moins français). En tant que maniaque des noms de domaine, j'ai bien trouvé hors enquête un ineo.jobs (groupe Suez) et, bien sûr,
mailclub.jobs.
Pourtant l'extension est significative par rapport à l'activité ciblée, et compréhensible dans de nombreuses langues. Le contenu existe également et si la part des noms de domaine consacrés au recrutement reste
minoritaire, le phénomène prend de l'ampleur. S'agit-il d'un simple problème de communication ?
Les sous-domaines se font rares
Avouons qu'il serait plus simple d'avoir à sa disposition les offres d'Alstom sur alstom.jobs plutôt qu'à l'adresse URL
http://www.alstom.com/home/ careers_sections/index.fr.php?languageId=fr&dir=/ home/careers_sections/. Ce type
d'identification en répertoire reste majoritaire (67 %), devant les noms de domaine (22 %) et les sous-domaines (11 %).
Dans ces sous-domaines, on retrouve les termes visibles également dans les noms de domaine spécifiques, soit ' rh ' (rh.nestle.fr), ' jobs ' (jobs.accor.com),
' careers ' (careers.total.com), ' recrute ' (recrute.leroymerlin.fr) ou, plus original, ' talent ' (talent.auchan.fr). Quand les sociétés françaises embaucheront des
' Domain Name Manager ', espérons que ces derniers prendront leurs .jobs !
Chronique publiée en partenariat
avec le MailClub.