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Le très haut-débit sur mobile continue sa montée en puissance dans l’Hexagone. Après Bouygues Telecom en novembre 2007 et Orange en mars dernier, SFR a dévoilé ce mardi 6 mai son calendrier prévisionnel de déploiement de la technologie HSUPA, pour High Speed Uplink Packet Access, qu’il expérimente depuis plus de six mois maintenant.
Version améliorée de l’UMTS, le HSUPA permet de réduire les temps de latence pour accéder à une page Web et surtout multiplie par quatre les débits montants (les débits d'envoi de données) de la 3G. Ceux-ci atteignent 1,4 Mbit/s, soit presque quatre fois plus que les 384 kbit/s actuellement délivrés par la 3G+ de SFR (qui combine l'UMTS de base pour les débits montants et le HSDPA à 3,6 Mbit/s pour les débits descendants). Le HSUPA se révèle de fait beaucoup plus pratique pour envoyer des mails volumineux depuis son terminal mobile.
Les premières zones couvertes en HSUPA par SFR sont les villes de Nantes, de Rennes et de Rouen (depuis le mois d'avril déjà). Suivront cet été les villes de Paris, de Lyon, de Grenoble, de Toulouse, de Bordeaux, de Marseille, de Montpellier, de Lille, de Strasbourg et de Nice. SFR table sur une mise en œuvre complète sur tout son réseau 3G, qui couvre actuellement 70 % de la population française, d’ici à l’automne (voir la carte de couverture sur le site de SFR).
SFR indique que la technologie est d’abord réservée aux professionnels mais n’a pas été en mesure de nous indiquer quelles offres sont concernées. Vu la forte concurrence sur ce secteur, il est vraisemblable que les abonnés actuels à la 3G+ haut débit (HDSPA descendant à 3,6 Mbit/s) en bénéficieront gratuitement.
Quoi qu’il en soit, il leur faudra disposer d’un équipement ad hoc. Pour l’instant, les principaux terminaux compatibles sont des PC portables équipés de modules HSUPA intégrés dans des cartes Express Card ou des clés USB louées par les opérateurs. Hormis les smartphones proposés par le fabricant HTC, les téléphones compatibles avec le HSUPA sont encore très rares. Il faut dire que la technologie nécessite un processeur puissant et consomme beaucoup d’énergie.
Avec cette annonce préalable à un lancement officiel, SFR montre sa volonté de rester dans la course au haut-débit mobile. Dans ce domaine, son principal concurrent reste Orange, qui a investi plusieurs dizaines de millions d’euros pour faire monter en puissance l’ensemble de son réseau 3G+ d’ici à la fin de l’année. Bien qu’il soit le premier à avoir proposé le HSUPA à ses abonnés, Bouygues reste derrière ses concurrents en termes de couverture. Il s’est lancé avec un temps de retard dans l’UMTS mais en a profité pour installer d’emblée des équipements compatibles avec le HSDPA et le HSUPA sur son réseau 3G. La couverture de son réseau 3G dépasse à peine les 20 % de la population pour l’instant.
De ce point de vue, Orange et SFR se sont engagés auprès de l’Arcep à ce que leurs réseaux 3G couvrent respectivement 99 % et 98 % de la population d’ici à l’été 2009 tandis que Bouygues Telecom a promis de couvrir les trois quarts de la population d’ici à la fin de l'année 2010.
















