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Rencontré à l'occasion de la conférence utilisateurs Dreamforce Europe, le responsable marketing produit de Google Entreprise, Dave Armstrong, nous éclaire sur les relations entre Google et Salesforce.
01net. : Quelle est la raison de votre partenariat avec Salesforce ?
Dave Armstrong : Google et Salesforce sont deux pionniers d'Internet. Nous avons tous les deux des modèles techniques et économiques qui nous permettent de réagir rapidement aux besoins des utilisateurs. Il est donc tout naturel que nous nous rapprochions pour proposer des offres communes.
En 2007, nous avons intégré dans Salesforce l'offre Google Adwords. En avril dernier, nous avons fait la même chose pour Google Apps, qui est gratuit pour les clients Salesforce. Une offre payante sera disponible cet été pour 10 dollars par utilisateur et par mois. Dans ce cas, Salesforce devient donc un revendeur de l'offre Google Apps.
Ramenée à l'année, la version payante de Google Apps coûte deux fois plus cher dans Salesforce. Pourquoi ?
Le surcoût provient du service supplémentaire apporté par notre partenaire. Salesforce joue le rôle de guichet unique vis-à-vis du client final, avec à la clé une seule facture. Il fournit également un support téléphonique pour tous ses utilisateurs, y compris pour Google Apps.
Chez Google, nous ne fournissons pas ce niveau de service. Seules les personnes définies comme administrateurs bénéficient d'un support téléphonique. Pour les autres cas, nous communiquons uniquement par e-mail.
Pensez-vous élargir votre partenariat avec Salesforce à l'avenir ?
Nous partageons une vision commune de l'informatique, à savoir le cloud computing [l'hébergement mutualisé de ressources et d'applications, NDLR]. Nos dirigeants respectifs se connaissent bien. Il y aura donc certainement de plus en plus de collaborations entre les deux entreprises.
Votre offre Google Apps est très orientée outils de productivité. Allez-vous aussi fournir des applications métiers ?
Avec App Engine, nous disposons d'une plate-forme d'hébergement de logiciels qui nous permet d'ajouter facilement des applications au fur et à mesure. Mais nous ne sommes pas un spécialiste d'applications métiers. Nous préférons donc ouvrir notre plate-forme et nouer des partenariats avec des fournisseurs tiers.
Selon le PDG de Salesforce, Marc Benioff, les différentes plates-formes de cloud computing – Google, Salesforce, Amazon, etc. – vont se spécialiser de plus en plus. Qu'en pensez-vous ?
Toutes ces plates-formes informatiques ont émergé en ciblant dès l'origine des utilisateurs différents. Salesforce s'est bien sûr focalisé sur les entreprises. Notre infrastructure a d'abord été pensée pour les développeurs et les consommateurs.
Pour le moment, il est naturel et positif que toutes ces plates-formes se concentrent sur leur marché. Mais à terme, il y aura certainement un mouvement de standardisation entre elles.
Une fusion entre Salesforce et Google, aurait-elle du sens ?
Notre collaboration fonctionne très bien et va s'intensifier. Mais aucune fusion n'est à l'horizon aujourd'hui.
















