Actualités
|
![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||||||












N'y a-t-il pas un peu de politiquement correct que d'annoncer l'adoption de pratiques “ développement durable ” pour son infrastructure SI ?
Jean-Luc Couasnon : Non. C'est plus que jamais nécessaire, et cela limite les dépenses. Déjà, en 2001, nous consolidions nos serveurs et mettions en place des solutions de virtualisation et des datacenters stratégiques à Madrid, Londres et Warwick, pour rendre plus efficace l'utilisation électrique et limiter la dissipation énergétique. Pour un patron de production informatique, le gros combat, depuis, c'est d'optimiser le kilowatt dépensé. Tout le monde sait qu'une puissance électrique reçue en entrée dans un datacenter n'est utilisée qu'à 10 %. En optimisant la gestion de l'électricité, nous agissons en faveur de l'environnement.
Accenture communique beaucoup, en ce moment, sur la “ Green IT ”. Cela reflète-t-il une réelle volonté citoyenne ?
JLC : Ce n'est pas seulement du marketing. Nous voulons appliquer la Green IT. Communiquer sur le développement durable est important. Tous nos collaborateurs sont soumis aux normes écologiques bien plus tôt que nous, nous devons donc être irréprochables vis-à-vis d'eux. Mais nous sommes aussi de gros consommateurs d'équipements. C'est pourquoi nous devons être engagés dans une politique Green IT. Elle limite notre production de CO2 et nos coûts directs.
Comment cela se traduit-il sur le plan des équipements ?
JLC : Notre DSI Monde, Franck Modrusson, est équipé d'un tableau de bord qui délivre l'ensemble des rapports sur l'empreinte CO2 des centres de données. Nous sommes aussi tous équipés de Thin Clients. Côté recyclage, nous revendons nos PC en fin de vie à des brokers qui obéissent à la loi DEEE, ce qui nous assure qu'ils seront réellement recyclés. Enfin, nous envisageons de construire en France un bâtiment qui soit Haute-Qualité Environnementale. Au Pays-Bas, nous avons déjà obtenu la certification ISO 14001, qui exige une optimisation dans la gestion de l'électricité.
Vous avez récemment fait état d'un bilan carbone pour Accenture France…
JLC : Nous avons établi ce bilan en partenariat avec l'Ademe et Yann-Arthus Bertrand. Nous avons identifié que 80 % de nos émissions en CO2 étaient dus aux transports et seulement 7 % aux bâtiments et équipements informatiques. Il fallait donc porter nos efforts de rationalisation sur les déplacements.
Qu'avez-vous fait en tant que responsable de l'infrastructure ?
JLC : Nous avions déjà regroupé un maximum de services de “ commodités ” dans nos datacenters stratégiques. Tous les serveurs de messagerie d'Accenture France sont ainsi à Madrid. C'est ce qui explique le faible taux d'émissions des équipements. Pour réduire la production en CO2, mais aussi le coût des transports, Sophie Duclos, DSI d'Accenture France, a mis en place la solution de téléprésence de Cisco. Celle-ci nous a coûté 300 000 euros en équipements, mais elle a vite été amortie grâce aux économies en déplacements. Aujourd'hui, cette solution occupe la majorité des sites de nos cadres dirigeants.
Dans le futur, envisagez-vous d'adopter des mesures innovantes ?
JLC : Nos prochains datacenters, s'il y en a, seront forcément écologiques, et ils auront de toute évidence une énergie nouvelle, qu'elle soit solaire ou éolienne. On ne peut envisager dans le futur que l'ensemble de notre énergie soit uniquement fournie par un opérateur.
40 ans. diplômé de l'Esigelec en 1991
Démarre sa carrière en 1992 chez Accenture.
De 1996 à 2000, il travaille au sein de l'informatique interne d'Accenture. Il participe notamment à la centralisation du système d'information, sur la zone Europe et Monde.
De 2000 à 2001, il occupe le poste d'architecte et d'expert B2C et B2B.
Depuis 2001, il est en charge du conseil en infrastructure en France, et plus récemment des offres Itil et Green en France et au Benelux.
















