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La plupart des écoles d'ingénieurs, ont aujourd'hui un ou plusieurs mastères spécialisés. Pour l'année 2007-2008, ce sont plus de 400 de ces formations pour jeunes diplômés bac +5 qui ont été proposées par plus de 120 écoles. Ces enseignements traitent de sujets aussi variés que l'intelligence marketing ou économique, l'architecture des systèmes d'information, leur conception et leur réalisation, l'innovation technologique, le management par projets… Comment choisir la formation complémentaire la plus pertinente au regard du diplôme déjà acquis, et la plus recherchée des recruteurs ? Et quel est l'intérêt d'ajouter une année supplémentaire à un cursus déjà long ?
Pour Dominique Galet, directeur de la division systèmes d'information chez Michael Page International, “ ajouter une formation technique à un diplôme d'ingénieur généraliste ou enrichir d'une touche fonctionnelle un diplôme d'ingénieur spécialisé, donne plus d'opportunités de recrutement ”. Les ingénieurs qui suivent une option comptabilité financière dans une école de commerce intéresseront les cabinets de conseil et les SSII soucieuses d'enrichir leurs pôles de consultants PGI. Les ingénieurs spécialisés en gestion de la relation client pourront séduire pour l'aspect conseil en développement d'une stratégie GRC. Le management est aussi très prisé en ce moment. “ Parmi les nombreuses propositions de spécialisation, certaines ne sont pas de bonne qualité. Il faut choisir une formation diplômante reconnue par la Conférence des grandes écoles ”, prévient Dominique Galet.
Pourtant, selon Véronique Altimani, directrice du recrutement chez ITS Group, “ être détenteur d'un second diplôme ne change en rien le statut du jeune ingénieur qui reste considéré comme débutant lors de son embauche. C'est l'expérience acquise lors des stages qui permettra à l'étudiant de faire la différence dans le cadre de son premier emploi ”. La proportion de diplômés poursuivant des études est en baisse constante depuis quelques années. Selon l'étude sur l'insertion des jeunes diplômés menée par la Conférence des grandes écoles, cette part est de 11,6 % en 2007 (13,6 % en 2006 et 15,5 % en 2005). Une contradiction face au nombre croissant de formations spécialisées proposées par les écoles. Le marché de l'emploi actuel est tel que les jeunes n'ont aujourd'hui aucun besoin de se démarquer. Il est même, selon Philippe Kron, cofondateur du site Iquesta.com, préférable aux yeux d'un employeur de privilégier une expérience professionnelle, même de courte durée, plutôt que d'avoir un diplôme supplémentaire. Même les certifications techniques Microsoft ou Cisco ne font plus recette auprès des entreprises, qui choisissent de former en interne selon leurs besoins.
Il associe une approche globale de l'entreprise à des cours optionnels. Les cours sont majoritairement dispensés en anglais. Ce label, internationalement reconnu, recouvre des réalités très différentes selon l'établissement qui le délivre. Le MBA recrute minimum à bac +4.
Cette spécialisation, réservée aux titulaires d'un bac +5, apporte à la fois des connaissances techniques pointues et une vision globale de l'entreprise. Le MS peut être soit une spécialisation soit l'acquisition d'une double compétence technique et organisationnelle. La formation, qui dure au moins deux semestres, comprend des enseignements théoriques, un travail de recherche personnelle en entreprise et la soutenance d'une thèse professionnelle.
Les écoles facilitent-elles l'entrée dans la vie active de leurs jeunes diplômés ?
“ Conscientes que le passage à la vie professionnelle est un cap difficile, certaines écoles mettent l'enseignement projet au centre de leur cursus dès la 1re année. Elles n'hésitent pas à faire évoluer parallèlement l'aspect théorique et pratique. C'est dans cette optique qu'au cours de la 3e année, les étudiants peuvent passer jusqu'à deux à trois jours par semaine en entreprise. ”
Comment aidez-vous les jeunes ingénieurs à s'intégrer dans votre société ?
“ Pour aider les nouveaux diplômés à s'intégrer tout en donnant les moyens à leur talent de s'épanouir, nous confions à un consultant le soin de parrainer un débutant. Nous avons constaté que cette solution a un effet bénéfique sur le jeune recruté qui élabore ainsi plus facilement des objectifs de carrière : prise de responsabilités ou développement de son expertise technique… ”
















