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Jusqu'à maintenant, les réseaux de business angels étaient essentiellement géographiques et regroupaient les investisseurs particuliers d'une même région. Aujourd'hui, sous l'impulsion de l'association France Angels, qui fédère tous les réseaux français de business angels, de nouveaux réseaux thématiques et nationaux, dédiés à l'investissement dans un secteur particulier, voient le jour. C'est le cas de Software Business Angels, qui se consacre exclusivement au secteur du logiciel et qui vient tout juste d'être mis sur pied. Nous avons interrogé son nouveau président, Guy Gourevitch.
01net. : La création de Software Business Angels avait été annoncée en octobre dernier par France Angels. Où en êtes-vous ?
Guy Gourevitch : Ça y est, les statuts sont déposés. Nous sommes une association de type loi de 1901, avec un président – moi-même –, un trésorier, un secrétaire et un conseil d'administration composé de huit personnes. Bref, l'équipe est en place, nous avons un début de site Web et nous avons fait notre première soirée de “ sourcing ”, c'est-à-dire de rencontre de jeunes entreprises. Celle-ci s'est faite en partenariat avec Microsoft, qui nous a présenté quelques jeunes pousses faisant partie de son programme Idées. Une soirée officielle de lancement est prévue pour la rentrée.
Quelle est l'objectif de ce nouveau réseau ?
Notre objectif est de faciliter et d'optimiser l’investissement des business angels dans les PME de l’industrie du logiciel. Nous allons nous intéresser exclusivement aux entreprises qui conçoivent et éditent des logiciels génériques, quel que soit leur modèle économique (vente de licences, software as a service,
open source, modèle publicitaire) et quel que soit le type de matériel visé (ordinateurs, serveurs, systèmes embarqués, systèmes de communication, etc.). Seront exclues du périmètre les sociétés de services et les sociétés de production de contenu pour le Web 2.0. Pour que nous nous intéressions à une entreprise, il faut que le logiciel soit son cœur de métier. C'est notre règle d'or.
Concrètement, quelle va être votre activité ?
Nous allons analyser les demandes de financement dans le secteur du logiciel et sélectionner, grâce à un comité d'experts, les projets que nous jugeons intéressants, bien positionnés en termes de modèle économique et disposant d'un fort potentiel de développement international. Ensuite, nous proposerons ces dossiers aux membres de notre réseau.
Et que faut-il faire pour être membre ?
C'est très simple : il suffit de télécharger la fiche d’adhésion sur notre site, de la compléter et de nous la retourner. Il faut bien entendu accepter les statuts, le règlement intérieur et notre charte de déontologie et, si possible, être parrainé par un membre actif de l’association. Surtout, il faut régler sa cotisation annuelle, de 300 euros pour l’exercice 2008-2009.
Quel est l'intérêt d'un réseau thématique ?
Nous allons appuyer les réseaux territoriaux qui feront appel à nous comme pôle d’experts pour évaluer certaines entreprises du secteur du logiciel. Nous pourrons également intervenir comme co-investisseur des réseaux régionaux. Les réseaux thématiques complètent les réseaux territoriaux actuels par leur spécialisation sectorielle et par leur couverture nationale. Nous souhaitons aussi, modestement, faire office de guichet unique pour les entrepreneurs, qui, ainsi, ne perdront pas leur temps à rencontrer tous les réseaux de France.
Quelles sont les sommes qu'investiront les membres de votre réseau dans les jeunes pousses ?
En moyenne, un business angel investit environ 30 000 à 40 000 euros dans la société qu'il parraine. Nous apportons des fonds d'amorçage, qui aident au démarrage de la société. Certains peuvent se grouper en société d’investissement de business angels (Siba) pour atteindre des sommes plus élevées. A titre de comparaison, un capital-risqueur intervient à un stade ultérieur du développement de la société et investit rarement moins d'un million d'euros.
Quelle est votre relation avec Microsoft ? Est-il le sponsor de votre association ?
En tant que géant du logiciel, Microsoft est un partenaire important pour nous. Peut-être deviendra-t-il un sponsor mais, pour l'instant, il ne l'est pas encore. Dans tous les cas, il ne sera pas le seul, car nous souhaitons garder une certaine indépendance vis-à-vis des éditeurs. Nous souhaitons aussi travailler avec d'autres acteurs comme Oracle, IBM, BO, HP, etc.
Parlez-nous un peu de vous. Quel est votre cursus ?
Je suis actuellement retraité. J'ai fait toute ma carrière dans le secteur informatique, notamment chez Bull, chez Steria puis chez General Electrics. A titre personnel, je fais partie du club de business angels Investessor du 92 et j'ai investi dans trois sociétés, dont deux sont dans le secteur du logiciel et une dans celui de la formation.
















