' Avec HTML 5, Ajax jouera les prolongations '
01net.
le 13/03/08 à 00h00
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Il y a plus de dix ans que l'interface homme-machine (IHM) connaît sa traversée du désert. Le web et son HTML limité ont fait disparaître toutes les novations qu'avaient apportées les clients lourds. Si ces applications ont causé des dégâts dans les systèmes d'information (SI), elles ont cependant sorti les utilisateurs de leurs terminaux verts à l'ancienne pour leur proposer onglets, menus et autres améliorations ergonomiques. Mais, depuis, les DSI ont mis la priorité sur la réduction des coûts de déploiement, permise par les architectures web, au détriment de la richesse en termes d'IHM des applications. Cela ne pouvait plus durer : 2008 verra renaître l'IHM. Le vieil HTML cède progressivement sa place au plus ambitieux DHTML/Ajax. On peut enfin apporter de la richesse IHM aux utilisateurs de sites web. Certains, plus courageux, franchissent le pas avec Flash. Le degré de qualité des sites web 2.0 et les innovations tel que l'iPhone élèvent le niveau en permanence. Le succès croissant des méthodes agiles de développement démontre qu'il est urgent de redonner le pouvoir aux utilisateurs.
L'ergonomie va être sensiblement améliorée
Le DHTML a plus de dix ans, mais ce n'est que depuis la récente mise au point de l'échange de données asynchrone (2005) qu'il devient éligible dans les SI d'entreprise. Bien que les écueils soient encore nombreux ?" limitations de Javascript et de HTML4, problématique de performance et réactivité de l'interface ?", il commence à s'imposer dans les nouveaux projets web. Cette génération d'applications améliore nettement le quotidien des utilisateurs via l'amélioration de l'ergonomie.
La voie des technologies vectorielles s'ouvre également. On ne compte plus le nombre de sites qui utilisent du Flash afin d'améliorer la richesse des services proposés. Le vectoriel a largement dépassé le périmètre de la publicité et du marketing pour apporter maintenant de la valeur ergonomique à l'utilisateur. C'est en grande partie grâce à cette technologie intégrée à Mac OS X qu'Apple propose des applications extrêmement bien conçues telles qu'iPhoto, iLife et le révolutionnaire iPhone. Les enjeux sont gigantesques puisque même Microsoft se positionne sur la ligne de départ avec son tout jeune Silverlight.
Alors, Ajax est-il mort-né ? Certainement pas, le parc des applications HTML étant énorme, et la migration vers les technologies vectorielles ne pouvant se faire qu'au fur et à mesure. D'autant plus que des approches telles que Google Web Toolkit (GWT) ou Volta donnent déjà accès aux possibilités d'Ajax tout en bénéficiant d'une migration aisée vers les nouvelles technologies vectorielles qui se présenteront dans le futur. De surcroît, l'arrivée prochaine de HTML5 laissera Ajax jouer les prolongations. Il offrira enfin une réelle opportunité d'évolution aux applications web bridées par le HTML4 depuis presque une décennie. Dans tous les cas, le client web riche de type RIA va s'imposer dans les entreprises. Le décalage, en termes de richesse et d'ergonomie, entre les applications d'une entreprise et celles que ses salariés utilisent à domicile, est de plus en plus insupportable !
L'avenir des Rich Desktop Application est tracé
Outre la technologie vectorielle, un autre modèle d'application fait également son apparition : les RDA (Rich Desktop Application). Elles peuvent interagir avec le système d'exploitation et s'exécutent en dehors du navigateur dans des machines virtuelles préinstallées. Elles acceptent même d'intégrer des traitements locaux, non pas des ' traitements métier ' mais des applications de peer to peer (comme Skype en téléphonie sur IP), qui sont effectivement des traitements locaux lourds.
Un retour aux sources puisque l'on peut parfaitement transposer l'architecture d'une application client lourd datant des années 90, qui s'appuyait sur des services Tuxedo, à une architecture RDA moderne reposant sur des services web. A la différence près qu'on se base entièrement sur l'infrastructure web pour déployer ces applications : un simple clic sur un lien d'une page internet suffit pour disposer, localement, d'une application riche. Par-dessus le marché, ces applications sont capables de fonctionner simplement en mode déconnecté alors que c'est beaucoup plus complexe à mettre en ?"uvre avec les applications RIA (Google Gears). Enfin, elles offrent une forte intégration avec le bureau (association de fichiers, menu démarrer, tray icon, etc.). Que ce soit avec Java, .Net ou encore AIR, construire ces applications est déjà possible. Alors, quattendez-vous ?