











La cooptation est un mode de recrutement particulièrement en vogue. On assiste même à une extension de la cible traditionnelle – les copains de promo – à la cooptation des conjoints. Pour l'embauché, intégrer une société dont il connaît déjà le fonctionnement et dans laquelle il a un point d'attache constitue un plus. Le revers de la médaille : il est susceptible de se brouiller avec son coopteur si la greffe ne prend pas. Pour le recruteur, cette technique d'embauche favorise le drainage des candidatures de qualité avec, pour autres avantages, une insertion rapide et un turn over moins important. Le tout pour un excellent rapport qualité-prix.
La cooptation représente chez certaines SSII de 40 à 60 % des recrutements. Et, pour inciter les salariés à participer massivement à l'opération, elles rivalisent d'imagination. Alti a notamment choisi de rétribuer les cooptants en leur versant la moitié de leur prime (750 euros) dès l'entrée du coopté dans l'entreprise. L'année dernière, l'intégralité était versée à la fin de la période d'essai. De son côté, Seriacom, organise la soirée de clôture de son opération avec de nombreux lots à gagner, dont un voyage offert au salarié ayant coopté le plus grand nombre de personnes.
Depuis deux ans, la tendance est également aux thématiques. Pour Alti, cette année était sous le signe de l'“ Alti-Tude ” avec, selon les mois, des prix remis aux coopteurs et aux cooptés, tels que des combinaisons de ski, un dîner à l'Ice Kube Bar ou un saut en parachute. “ Une façon de lier davantage les cooptés à leurs coopteurs ”, confie Michel Hamou, le directeur général d'Alti.
