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Un audit pour mesurer le niveau d’exposition aux ondes Wi-Fi

L’intégrateur Bluesafe propose un “ audit sanitaire ” pour s’assurer que les niveaux d’exposition ne dépassent pas le cadre légal français.
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Tandis que la nocivité des ondes Wi-Fi fait plus que jamais débat en France, les entreprises commencent à demander des comptes à leurs fournisseurs. De plus en plus souvent sollicité par des clients dont le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) demande des informations précises sur le niveau d’émission des équipements radios déployés dans l’entreprise, l’intégrateur Bluesafe a décidé de réagir.
Spécialisé dans la conception et l’intégration de réseaux sans fil sécurisés, ce prestataire français fournit désormais à ses clients une cartographie complète des niveaux d’exposition aux ondes Wi-Fi des locaux qu’il équipe. Il commercialise en outre un nouveau type d’audit, dit sanitaire, permettant d’évaluer les risques de surexposition sur des sites existants.

Un plan des locaux avec le niveau d’exposition de chaque pièce

“ Nous respectons depuis toujours les puissances légales autorisées, mais il nous a fallu faire un effort d’information, car nous parlions “décibels” et “bande passante” à des informaticiens, alors que la loi fixe des seuils en milliwatts (mW) et en volts/mètre (V/m) ” explique Fabrice Jonvel, responsable commercial de Bluesafe.
En intérieur, la loi interdit de dépasser les 100 mW de puissance PIRE (1) pour des liaisons Wi-Fi 802.11b/g/n (fréquence de 2,4 GHz) et 200 mW pour le 802.11a (fréquence de 5 GHz).
Or, selon Fabrice Jonvel, il est fréquent, en particulier dans les environnements industriels, de mesurer des puissances de 400 à 500 mW, voire de 1 watt. “ Il s’agit en général d’installations réalisées il y a plusieurs années avec des matériels importés directement des Etats-Unis, ce qui explique ces puissances trop élevées ”, précise-t-il.
Avec des matériels récents, qui sont paramétrés automatiquement pour respecter les seuils français, il est en revanche plus difficile de dépasser les puissances maximales autorisées. “ Le couplage d’une borne puissante de 100 mW à une antenne amplificatrice permet de dépasser les seuils légaux, mais ce genre de problème survient surtout avec des installateurs inexpérimentés ”, poursuit Fabrice Jonvel.

Limiter la puissance d’émission en deçà des seuils légaux

Lors d’un audit sanitaire, Bluesafe fournit un plan des locaux montrant le niveau de puissance (en milliwatts) atteint dans chaque zone. Auditer un site est relativement rapide. Il est possible de vérifier 3 000 m² par jour dans des bureaux classiques, et 10 000 m² par jour sur des sites industriels, qui sont plus ouverts. Bluesafe facture en moyenne la prestation moins de 1 000 euros hors taxe.
La société encourage aussi ses clients à aller au-delà des obligations légales. “ Nous sommes techniquement en mesure de limiter les puissances d’émission bien en dessous des seuils légaux tout en remplissant le cahier des charges initial en termes de performances et de bande passante ”, assure le responsable commercial.
Pour réduire les puissances sans réduire la zone couverte, il suffit par exemple d’installer plusieurs bornes à faible puissance (deux fois 50 mW) plutôt qu’une grosse borne à forte puissance (100 mW). “ Le surcoût est environ de 20 à 25 %, car il faut un plus grand nombre de matériels, ce qui nécessite un investissement supplémentaire du client ”, reconnaît Fabrice Jonvel.
Selon lui, la démarche de la société est avant tout éthique : “ Nous ne sommes pas médecins et nous n’avons pas les compétences pour nous prononcer sur la nocivité ou sur l’innocuité des ondes Wi-Fi. Mais en attendant qu’une étude donne des résultats objectifs, on se dit que moins il y a de puissance, moins il y a de risque. ” Un discours courageux pour une société spécialisée dans le sans-fil !
(1) La puissance isotrope rayonnée équivalente (PIRE) correspond grosso modo à la puissance obtenue en espace ouvert dans des conditions idéales et en tenant compte de la puissance de la borne émettrice ainsi que du gain obtenu avec l’antenne qui lui est associée.
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Avis sur «Un audit pour mesurer le niveau d’exposition aux ondes Wi-Fi»

 

cadre legal francais

de chrismrs , posté le 12 juin 2008 à 15h52
Je trouve l'initiative Excellente! De plus, elle va contribuer à faire augmenter le business en multipliant les sources d'emission d'ondes puisque la puissance sera baissée. doublement Bravo ! c'est sincère puisque ca va dans le sens de la santé et du business en meme temps !
cependant, un seul bemol : le fait de se baser sur le cadre légal francais (dont on sait que les seuils autorisés en France sont les plus élevés au monde - sauf erreur de ma part mais je crois bien ne pas avoir vu de valeurs au dessus des notres)
si je peux me permettre de suggerer de se baser plutot sur le principe de précaution, qui dans certains cas (UMTS par ex : 61v/m) les normes francaises sont 100 fois supérieures à celle du principe de précaution (0.6v/m) mais Bravo pour l'initiative
grace à ce rapport la responsabilité reviendra donc au responsable de la société qui, en connaissance de cause, aura fait le choix de la sécurité avant le choix du cout...
la question que je me pose est : est-ce qu'une société va payer un supplément pour avoir connaissance de ces informations que l'on pourrait lui reprocher ensuite ?
ne faudrait-il pas que ce rapport soit obligatoire et inclus dans les tarifs de toutes les sociétés commercialisant des produits sans fil ?
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