Utiliser des PC portables personnels au bureau n'est pas rentable pour l'employeur
Selon Gartner, autoriser les salariés à utiliser leur propre PC portable au bureau ne permet à l'entreprise de faire des économies.
01net.
le 17/06/2008 à 17h46
Aujourd'hui, beaucoup de salariés disposent de leur propre PC portable. De plus en plus d'entreprises sont donc tentées de laisser les salariés s'en servir pour une utilisation professionnelle, avec parfois l'espoir de réduire certains coûts de maintenance en les laissant aux soins de leurs salariés. Un calcul qui n'est pas aussi évident que ça, selon le cabinet d'analyse américain Gartner qui a récolté des données sur l'utilisation des PC portables personnels dans l'entreprise depuis 2006.
De 9 à 44 % de réduction des coûts
Premier constat, pour peu que l'entreprise décide de déployer des machines virtuelles sur ces portables personnels – machines virtuelles qui vont délimiter un espace professionnel précis sur le portable – et d'y déployer les applications utilisées dans l'entreprise avec suffisamment de sécurité, cela lui reviendra aussi cher que de déployer sa propre flotte de portables. Les économies liées aux coûts de maintenance sont en effet contrebalancées par les dédommagements et les frais qui devront être remboursés aux salariés.
En revanche, si l'entreprise décide de ne pas déployer de politique de machine virtuelle ou une politique minimale, elle pourra réduire ses dépenses de 9 à 44 %, ce au détriment des politiques de sécurité et de maintenance de l'entreprise.
Enfin, Gartner révèle que beaucoup d'entreprises sont freinées dans l'utilisation du matériel personnel par les contraintes liées aux licences des systèmes d'exploitation Microsoft.
Alors quels sont les avantages pour l'entreprise de laisser les salariés travailler avec leur propre matériel ? Cela permet, répond Gartner, de transformer les “ utilisateurs sauvages ” qui se servent de leur équipement personnel au bureau en employés contrôlés et sécurisés. Notamment “ les travailleurs clés dont l'influence est suffisante pour perturber la politique [de sécurité et de maintenance, NDLR] de l'entreprise ”.