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Lorsqu’un internaute cherche à se connecter à un site, sa requête transite par un serveur que VeriSign, la société qui gère les sites en .com et en .net, appelle un Regional Internet Resolutions Site (RIRS). Plus l’internaute est près de l’un de ces centres, plus le site s’affiche rapidement. Comme dans le même temps le trafic sur Internet ne cesse d'augmenter, il est indispensable de renforcer cette infrastructure pour éviter les bouchons.
“ Le projet Titan a été lancé il y a environ un an pour faire face à l’explosion du trafic sur Internet, explique Ken Silva, le directeur technique (CTO) de VeriSign. Nous avions estimé que l’infrastructure actuelle serait dépassée en 2009, mais de nouvelles données nous donnent à penser que nous avons moins de temps que prévu. ”
Dans une note publiée il y a quelques jours, la compagnie annonçait que le nombre total d’enregistrements de noms de domaine avait atteint 162 millions à la fin du premier trimestre de 2008, une augmentation de 26 % par rapport au premier trimestre de 2007. Toujours au cours des trois premiers mois de l’année, VeriSign a traité jusqu’à plus de 50 milliards de demandes de systèmes de noms de domaine (DNS) par jour. Chaque demande représente un accès à un site Web.
“ Les demandes continueront d’augmenter avec la multiplication des machines connectées et avec la migration de la télé et de la téléphonie vers Internet, prédit Ken Silva. Les attaques ont aussi augmenté plus rapidement que le trafic. ” Sans rentrer dans les détails, il affirme que VeriSign intègre à son infrastructure des solutions à la fois logicielles et matérielles pour identifier et pour isoler le trafic généré par ces attaques.
En Europe, VeriSign disposait déjà de plusieurs centres : Francfort, Londres ou encore Amsterdam. Avec l'ouverture de deux nouveaux centres, à Paris et à Bruxelles, les internautes ne verront pas une amélioration perceptible. “ Internet continuera à fonctionner de façon lisse au lieu d’un ralentissement si l'on ne fait rien ”, ajoute Ken Silva. Ce sont surtout les systèmes qui exécutent des centaines de milliers de demandes qui sentiront une différence.
D’ici à 2010, VeriSign s’est engagé à passer des 45 RIRS actuels à plus de 100 RIRS, disséminés dans le monde, pour multiplier par dix sa capacité à gérer le trafic Internet. De 400 milliards de requêtes DNS, la capacité du réseau passera à 4 000 milliards, avec une bande passante qui montera de 20 à 200 gigabits par seconde.
“ Cette annonce s’inscrit dans ce que VeriSign avait promis de faire et va dans le bons sens avec une redondance des serveurs qui permettra de mieux résister aux attaques ”, réagit Loïc Damilaville, adjoint au directeur général de l’Afnic. L'organisme en charge des .fr ne se dit pas aussi inquiet que VeriSign. “ Nous avons huit serveurs répartis dans le monde pour gérer les sites en .fr et nous avons des outils de monitoring pour voir s’ils tiennent la charge. Pour l’instant, il n’y a pas d’urgence à en ajouter d’autres. ”
















