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La pénurie d'adresses IP approche à grands pas !

Alors que le stock d'adresses IPv4 disponible devrait s'éteindre d'ici à 2010 ou à 2011, le déploiement d'IPv6 a pris beaucoup de retard. Au sommet parisien de l'Icann, la tension monte.

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La transition d'IPv4 vers IPv6 est visiblement l'une des premières préoccupations de la 32e réunion internationale publique de l'Icann, qui se tient en ce moment au Méridien Montparnasse, à Paris. En quatre jours de réunions, pas moins de trois ateliers-conférences y sont consacrés. Et pour cause : si l'on continue d'utiliser le système actuel d'adressage des machines sur Internet, l'IPv4, on court droit à la pénurie d'adresses IP, prévue par les experts pour 2010 ou pour 2011 en fonction des différents scénarios.
Pour faire face à ce problème, l'IPv6, qui augmente considérablement le nombre d'adresses IP disponibles, a été introduit en 1999. Mais, depuis dix ans, rien ne bouge vraiment autour de ce protocole, hormis quelques initiatives récentes et isolées comme celles de Free, de 01net. ou de Google. Ainsi, deux ans avant la pénurie annoncée, IPv6 est toujours très marginal sur Internet, ce qui annonce de gros problèmes pour la croissance future d'Internet.
Et la tension monte dans les réunions de l'Icann. C'est ce que nous avons pu constater en nous rendant à l'un des ateliers ce matin. ' La transition d'IPv4 vers IPv6 n'est pas quelque chose qui aura forcément lieu. Il ne s'agit pas d'une migration naturelle, inéluctable. Il y a un risque d'échec important, que nous devons prendre en compte ', n'hésite pas à lancer Geoff Huston, directeur de recherche au sein du registre Internet régional (RIR) asiatique Apnic (l'organisme chargé d'allouer les adresses IP aux FAI dans la zone Asie et Pacifique).

IPv6 n'accroît rien, sauf le nombre d'adresses

' Les acteurs concernés par la migration vers IPv6 sont au premier plan les FAI et au deuxième plan les fournisseurs de contenus et de services sur le Web. Le retard s'explique par le fait que cette migration est coûteuse pour ces organisations en termes d'infrastructure. Mais beaucoup d'entre elles surévaluent ce coût ', indique Mathieu Weill, directeur général de l'Afnic.
Passer à IPv6 est coûteux pour les opérateurs. Et, malheureusement, du point de vue des usages de l'Internet, IPv6 n'apporte pas grand-chose.
En d'autres termes, le passage à IPv6 ne se traduira pas par des fonctions supplémentaires, que les FAI pourraient mettre en avant dans leurs nouvelles offres commerciales. Pis, le passage à IPv6 peut même se révéler une gageure. ' Voilà des années que j'essaie d'utiliser ce protocole, car je suis convaincu de son utilité, mais je ne rencontre que des problèmes, s'insurge un internaute lors d'une réunion sur IPv6. Parfois, j'arrive sur une page Web avec un message d'erreur qui me conseille d'utiliser IPv4 pour résoudre mon problème de connexion. '
Pourtant, tous ne sont pas de cet avis. Christian Jacquenet, directeur des programmes stratégiques pour le réseau IP chez France Télécom R&D, l'affirme : ' Outre la résolution du problème d'adressage, nous sommes convaincus qu'IPv6 permettra de bâtir un Internet plus efficace et plus rapide. ' Orange prévoit d'ailleurs de faire migrer ses premiers clients vers IPv6 à partir du second trimestre 2009 et de terminer la migration à l'horizon 2010.
' La difficulté réside dans le fait qu'il n'y a pas d'interopérabilité entre IPv4 et IPv6. Pour chaque brique d'Internet, il faut trouver des solutions pour faire le pont entre les deux technologies. Il faut pouvoir gérer l'existant qui fonctionne en IPv4. Cela nécessite également une bonne coopération entre les opérateurs, les vendeurs de matériel et les prestataires ', souligne Alain Durand, directeur de la gouvernance et de l'architecture Internet de l'opérateur Comcast.

Le spectre du trafic d'adresses IP

De son côté, Ray Plzak, président de l'Arin (l'organisme chargé des ressources IP pour le continent nord-américain et une grande partie de l'Afrique), estime que ' le déploiement d'IPv6 n'a pas eu lieu au rythme escompté. Et pourtant ce manque d'adresses IP à venir est un problème général d'Internet, qui concerne tout le monde. La phase de coexistence entre IPv6 et IPv4 va durer bien longtemps, et personne ne peut dire quelle sera la durée de vie d'IPv4. Les adresses IPv4 restant disponibles vont devenir très rares, et il va falloir se méfier des trafics d'adresses '.
Pour sa part, Karine Perset, administratrice chargée des nouvelles technologies à l'OCDE, assure que ' les économies qui passeront à l'IPv6 rapidement auront un avantage concurrentiel sur les autres '.
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