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Et voilà, la belle histoire du consortium Symbian vient de prendre fin. Détenu par Nokia majoritairement (à 48 %) et par d'autres grands acteurs de la téléphonie mobile – Sony Ericsson, Ericsson, Panasonic, Siemens et Samsung Electronics –, ce consortium avait vu le jour en 1998, sous l'impulsion du finlandais, pour développer un système d'exploitation de téléphonie mobile standard et massivement répandu.
Aujourd'hui, Nokia, qui fabrique 40 % des mobiles écoulés dans le monde, vient d'annoncer qu'il allait débourser 264 millions d'euros pour les 52 % d'actions Symbian qui lui manquent pour posséder la totalité du capital. Et ce, avec la bénédiction des principaux actionnaires.
Mais attention, cela ne veut pas dire que les mobiles Nokia seront désormais les seuls à fonctionner avec un système d'exploitation Symbian, qui équipe aujourd'hui plus de 50 % des smartphones, puisque dans le même temps le géant a annoncé la création de la Symbian Foundation, ouverte à tous les industriels du mobile et destinée au développement de la plate-forme.
Et bien entendu, Nokia s'est associé avec d'autres grands fabricants, comme Sony Ericsson, Motorola et Samsung, c'est-à-dire les mêmes, ceux qui ont fait l'histoire de Symbian depuis dix ans. Enfin troisième annonce de taille, Nokia a pour objectif de fournir gratuitement son système d'exploitation, sans que celui-ci soit soumis à une licence.
Pour Vincent Berge, fondateur de Mobile Distillery, centre de test et de développement d'applications mobiles, le signal envoyé par ce rachat est clair. “ Nokia reprend le contrôle du développement de Symbian. Il s'agit d'un échec de cette tentative de consortium. Les autres membres n'ont jamais été complètement moteurs. Or, Nokia est extrêmement dépendant de cette plate-forme. Il estime sans doute que son développement ne va pas assez vite vis-à-vis de concurrents très innovants – comme Apple avec son iPhone. Aujourd'hui, par exemple, faire ce que fait Apple sur l'iPhone en matière de prise de contrôle tactile est quasiment impossible sur Symbian en raison de la multitude de menus. Par ailleurs, il fait montre de poursuivre l'ouverture en annonçant la création d'une fondation, pour que ceux qui utilisent Symbian puissent continuer à le faire. ”
Quant à la gratuité de la licence, elle sonne comme une réponse aux OS Linux et Android embarqués, qui préfigurent l'avenir du téléphone mobile et dont le déploiement ne souffre d'aucune redevance.















