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Conditions de travail, salaires, expertises… les raisons du turn-over en SSII

10 à 15 % en moyenne, parfois 30 %. Le taux de rotation des informaticiens en SSII atteint des proportions étonnantes. Tour d'horizon.
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Difficile dans les sociétés de services informatiques, d'avancer le taux exact de turn-over – le taux de rotation du personnel dans une entreprise. Pour le Syntec Informatique, il oscillerait, en moyenne, entre 11 % et 13 %. De son côté, le Munci (Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens), l'évalue plutôt à 15 %.
Une chose est sûre : dans ce secteur, il est plus élevé qu'ailleurs, pouvant atteindre dans certaines SSII, 30 %. En dehors des licenciements, les collaborateurs qui “ choisissent ” de partir de leur entreprise le font pour de multiples raisons.
Premier grand cas de figure : le turn-over est “ structurel ”. Il est directement lié à l'activité même de la SSII, qui repose sur de la prestation de conseil. Las d'enchaîner les missions chez le client, sans voir leurs projets aboutir et parfois même, sans avoir le sentiment d'appartenir à une entreprise à part entière, les consultants aspirent à plus de stabilité et cherchent à intégrer des Directions de systèmes d'information au sein d'entreprises utilisatrices.
Deuxième scénario : les collaborateurs rejoignent une autre SSII, avec l'espoir de retrouver un employeur capable de mener une politique de ressources humaines digne de ce nom. Ils ne veulent plus être un “ pion au milieu du système ” et préfèrent fuir un quotidien, devenu pesant, parfois même insupportable : stagnation du salaire depuis plus d'un an, périodes d'inter-contrat qui se prolonge, mission en régie qui s'éternise, compétences sous exploitées...

Surenchère salariale

Enfin, troisième option, les informaticiens ont la chance d'avoir exactement le profil que s'arrachent toutes les SSII sur le marché de l'emploi (experts java, JEE, etc.). Ils profitent de cette conjoncture favorable pour intégrer une entreprise qui leur propose un nouveau poste, de nouvelles responsabilités et un meilleur salaire. Quitte parfois à verser dans la surenchère (attitude qu'ils auront d'autant plus volontiers dans une société qui les considère comme des intérimaires).
Pour contrer les effets du turn-over, et être en mesure de répondre à la demande de leurs clients, bon nombre de SSII ont redoublé d'efforts pour fidéliser leurs salariés. D'autres continuent de s'enfermer dans une vision à court terme, difficilement compatible avec les aspirations de leurs collaborateurs.
Elles ne jugent pas utiles, par exemple, d'investir dans la formation, encore moins dans des projets de GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), très lourds à mettre en place. Si les sociétés de services informatiques communiquent volontiers sur leurs initiatives pour recruter – parfois étonnantes (trois jours en Corse offerts aux candidats, leçons de poker ou de salsa, etc.) – on attend avec impatience qu'elles déploient autant d'énergie pour retenir leurs collaborateurs.
4 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Conditions de travail, salaires, expertises… les raisons du turn-over en SSII»

 

Passer indép

de PaulKuntz , posté le 01 juillet 2008 à 10h48
Quand les salariés des SSII en auront marre d'être pris pour des imbéciles, ils passeront peut-être indép...

Certes, à cause du référencement, on doit tjs passer par une SSII et on laisse 20% mais on gagne quand même largement plus (à condition d'éviter les intercontrats trop longs).

Quand on connait un peu si vous saviez tout le barratin que vous raconte vos commerciaux pour ne pas vous augmenter ou vous laisser pourrir dans une mission.

Le pire que j'ai vu c'est un commercial qui refusait qu'un gars sorte sous prétexte qu'il avait pas de mission pour replacer alors que de l'autre coté il recrutait du même. Il y a aussi la rémunération qui est payée en frais de déplacement (cool pour la SSII, elle paye pas de charges sociales dessus). Le salarié lui ne cotise pas pour sa retraite sur cette fraction de la rémunération.

Mon ancien commercial ne connait même pas la différence entre javascript et java. Il fait le matching entre une proposition et un CV juste en comparant les mots-clés, c'est pathétique.

Mais bons, les salariés des SSIIs cherchent aussi, les 3/4 ne savent même pas combien ils sont facturés et qui se plaignent sans rien changer.
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SSII: La jungle

de wazasql , posté le 01 juillet 2008 à 11h59
Et oui les SSII, c'est loin d'etre le reve... a part pour quelques actionnaires.
Mais on peut s'y retrouver, mais mieux vaut ne pas etre trop vieux. J'ai 30 ans mais a partir de 40/45 ans je fuierais ces societes comme la peste. La,je suis "jeune" donc je suis pret a changer, pret a me faire jetter d'une mission pour des questions politiques, pret a me projetter que 2 ans sur un projet mais dans le but de voir du "pays" et d'augmenter mon salaire.
Le systeme est comme il est et tres loin d'etre parfait. Mais je suis sur que le climat peut changer d'une SSII a une autre et malheuresement ca ne tient vraiment a pas grand chose. Enfin bon, je me refuse a aller voir des grosses SSII dirigees par des actionnaires qui ont comme travail de faire de l'argent et d'investir au mieux mais ne se soucient pas du tout des conditions de travail des societes dans lesquelles ils investissent. Je respecte leur travail mais je n'ai alors pas du tout envie de travailler pour eux comme des ouvriers.
L'histoire d'Atos me fait pitié pour tous les salaries de cette SSII. Je me refuse aussi d'aller cotoyer les SSII qui investissent comme des moutons dans l'offshore. Mais bizarrement les SSII qui font de l'offshore sont aussi les plus grosses qui sont en bourse et qui ont tendance a payer leurs collaborateurs au lance pierre (prestataire/commercial confondu).
En plus, c'est ce genre de SSII qui se refusent a des augmentations salariales (greve chez Cap Gemini: Du jamais vu qui montre que Cap Gemini a tiré un peu trop fort)
Limite ca peut etre bien comme 1ere experience pour tomber tout de suite sur les filous et les coups de crasse des SSII (intrercontrat, refus de changer de mission, refus d'augmenter...): Apres ca on est paré pour travailler dans la jungle.
Et donc je suis pret a pas mal de choses mais pas travailler pour:
Atos, cap gemini, ibm, steria... : Le soit disant "top" des SSII: Celles qui creent beaucoup de richesse a leurs actionnaires
En tout cas, dans des SSII un peu plus humaines (ca sent le vocabulaire commercial ^^), ca peut etre meilleur. Deja, le commercial qui suit notre "carriere" (ou celui qui prend sa commission sur toi) est la seule relation qu'a un collaborateur avec sa SSII donc il est evident que c'est lui qui va motiver un collaborateur a partir meme si il ne fait qu'appliquer la politique de la SSII. Un conseil, choisissez votre SSII en fonction de la mission, du salaire mais aussi du commercial et du personnel que vous rencontrez.
Il existe des SSII ou un colaborateur est suivi par une autre personne qui gere les augmentations: Le commercial n'est plus le seul a bord.

Par contre, pour ce qui est de la formation, j'ai l'impression que les SSII n'ont pas encore compris ce qu'etait le DIF... La seule fois ou j'en ai entendu parler, c'est en fin d'année, la SSII me demande si je veux bien passer la formation, proposée et payée a moitie par le client 7 mois auparavant, dans mon DIF. Ce qui est clair aussi, c'est qu'une SSII n'est pas la pour gerer la carriere: Ou il va te dire de te demerder chez le client et d'essayer d'evoluer. C'est sur que chez le client, il ne peut pas faire grand chose pour notre carriere... Le principal probleme des SSII est pour moi la formation.
Je vois mal un commercial proposer une formation a un colaborateur qui est en intercontrat. Par contre je vois bien un commercial proposer une mission a un colaborateur meme si celui ci souhaite evoluer vers autre chose ou je verrais bien un commercial qui n'arrive a placer un colaborateur proposer des missions bidons, ne pas augmenter son colaborateur tout ca pour que son colaborateur demissione: Malheuresement c'est plus rentable pour le commercial.
Pour moi, le 1er effort des SSII devrait etre la formation. Et oui avec les seniors dans l'informatique, ca va etre plus qu'obligatoire. Sur les quelques projets rencontres, la moyenne d'age etait de 30 ans: Ca fait peur...
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Bien

de Eliott78 , posté le 01 juillet 2008 à 17h09
2 ans déjà dans ma SSII :

0 Augmentation
0 Formation
0 Dialogue (ils font les sourds)

Bref 0
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Forcing obligatoire

de wazasql , posté le 02 juillet 2008 à 17h29
0 formation, 0 dialogue: Ca c'est honteusement standard mais 0 augmentation, c'est bizarre car j'ai l'impression que les commerciaux sont tenus de faire un entretien annuel et donc au moins dire pourquoi il n'ya pas d'augmentation. Et 2 ans sans augmentation dans une meme mission, c'est honteux car j'imagine que ton commercial en a profité pour augmenter ta tarification...
Serieusement, n'hesite pas a aller faire des entretiens ailleurs pour que ton salaire soit revalorisé aux salaires du marché. 2 ans d'experience, ce n'est pas rien !
Personellement, si mon commercial ne souhaite pas me rencontre au bout d'un an, j'aurais tendance a tranferer le mail au DG et lui demander un entretien.

Et oui, c'est ca les joies des SSII. Mais dans un sens, ca ressemble a la dure loi de la vie: Si tu ne demandes rien, tu n'as rien...
Un commercial, c'est un peu comme un banquier ou un assureur: Il est gentil avec les gens qui n'arretent pas de reclamer et de geuler.
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