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Monolithique, l'offre de Teradata se décline désormais en trois versions : le 5550 reprend toutes les fonctions de son offre actuelle ; les 2500 et 550 (qui fonctionne même sur une plate-forme Intel) sont volontairement privées de certaines d'entre elles (pour un prix au téraoctet variant de 55 à 100 K euros).
A peine six mois d'existence en dehors du giron de NCR et déjà un changement culturel fort. Teradata a toujours défendu l'entrepôt de données centralisé à l'extrême, enrichi d'une multitude de services (architecture massivement parallèle, haute disponibilité, accès concurrents…). Un modèle que le constructeur oppose à la multiplication des datamarts en entreprise, source de confusion et d'incohérence. L'éditeur met aujourd'hui de l'eau dans son vin en dégradant volontairement une partie de son offre pour précisément l'adapter aux besoins des départements.
Est-ce la recherche de nouveaux relais de croissance ? Ou la pression de Netezza, Datallegro et du tandem Neoview-Microsoft ? Toujours est-il que Teradata a enfin réalisé qu'il excluait de son périmètre des entrepôts de données d'entrée de gamme, exploités aux seules fins de reporting. “ Nous ne remettons pas en cause le modèle de l'entrepôt de données d'entreprise, insiste Randy Lea, vice-président produit et services chez Teradata. Mais nous sommes conscients que certains départements chez nos clients sont incapables de réaliser leurs nouveaux projets dans notre entrepôt central par manque de ressources humaines, de budget ou pour des raisons de politique interne. ” Ces nouvelles offres devraient leur mettre le pied à l'étrier en attendant une consolidation future.
A noter que, d'ici à quelques mois, Teradata revendra un package formé de son nouveau 2500 et de la plate-forme analytique de SAS (Enterprise Miner). Ce devrait être la première collaboration commerciale avec le spécialiste du datamining depuis que ce dernier expose ses modèles en tant qu'objets génériques (à travers les “ user defined fonction ”) dans la base de Teradata.
Pourquoi êtes-vous descendu en gamme ?
“ Nous sommes en permanence comparés aux nombreux vendeurs d'appliances du marché. Mais à tort car il est impossible de comparer des pommes et des oranges. Répartition de charge, accès concurrents, BI opérationnelle… leurs solutions sont loin derrière. Il nous fallait donc lancer un système autorisant cette comparaison, comme le 2500. ”
Avec ces offres “ départementales ”, ne reniez-vous pas votre identité ?
“ Nous en avons discuté en interne… Mais il est clair que nous restons toujours autant focalisés sur l'entrepôt de données d'entreprise. Nous ne compromettons pas notre stratégie, nous donnons juste un autre point d'entrée. Celui de l'entrepôt de donnée départemental. ”
















