











Oracle lancera courant 2008 Universal Online Archive et Email Archive. Les deux combinés assurent l'archivage de courriels issus d'Ex-change et de Notes. Ils reposent sur la base Oracle 11g, sur des éléments de Stellent, et sur la technologie de capture d'e-mail de ZL Technologies.
Comment Oracle pouvait-il rester en dehors d'un marché aussi juteux ? L'archivage de mails, estimé en 2007 à 314 millions de dollars par le Gartner, devrait quasiment avoir doublé en 2009. Le géant de la base de données vient ainsi grossir les rangs des autres spécialistes du document, EMC, Open Text ou IBM. Il arrive surtout sur un marché en pleine métamorphose. Car “ les acteurs ne traitant historiquement que certains aspects de l'archivage de mails cherchent désormais à en couvrir tous les pans ”, dit Adam Couture de Gartner.
Les premières offres d'archivage des mails visaient à désengorger des serveurs de messagerie, sans véritables critères métier. Elles étaient donc portées par des éditeurs proches des systèmes de fichiers et du stockage : KVS/Symantec ou Legato/EMC (respectivement 33 % et 14 % des licences vendues en 2006). Suite au durcissement des réglementations, une seconde vague d'acteurs s'est attaquée à la conservation légale. Avec, en première ligne, les ténors de la gestion de contenu, qui souhaitaient stocker les mails dans leur référentiel pour les soumettre à un cycle de vie. “ Ce modèle est toutefois très peu appliqué ”, précise Adam Couture. Notons aussi la présence de spécialistes de la conformité, dont les solutions reposent surtout sur des règles de supervision de mails. Et, enfin, les acteurs du mode hébergé, tels que Zantaz et Iron Montain. “ Pour certaines petites entreprises, cette nouvelle option est un moyen de se décharger de sa responsabilité juridique sur son prestataire, en cas d'entorse constatée dans le système d'archivage légal ”.
Aujourd'hui, quelle que soit leur origine, les archiveurs de mails se positionnent plus sur les deux aspects de conformité et de désengorgement des boites. Mais surtout, ils se renforcent dans le domaine qui, selon Gartner, tire la croissance vers le haut : le “ eDiscovery ”, ou production de preuve électronique lors d'un litige. Cette tâche exige des procédés d'extraction qui dépassent la simple recherche par mots clés, et qui s'ouvre à tous documents, et pas seulement aux mails. Iron Maintain, Autonomy/Zantaz ou EMC/Documentum visent ce créneau. Oracle ne devrait pas faire exception.
