Plongée dans l'environnement Linux des députés
En 2007, les députés et leurs collaborateurs sont passés à l'open source. Petite visite dans l'univers virtuel du Palais Bourbon avec les commentaires de Martine Billard, députée Vert de Paris.
01net.
le 11/07/2008 à 14h00
Kopete est mise à la disposition des députés. L'application permet une gestion de onze messageries instantanées (ICQ, IRC, Yahoo! Messenger, MSN Messenger, etc.). « Je ne sais pas si mes collègues l'apprécient, mais je ne vois pas l'utilité de ces messageries, les courriels me suffisent. »
Au mois de juin 2007, l'Assemblée nationale met au service de chaque député deux nouveaux PC HP équipés d'un environnement Linux Kubuntu 7.04, muni de la messagerie Thunderbird et des outils de travail OpenOffice. « Personnellement, j'en avais marre des bugs sur Windows XP », livre Martine Billard. A noter la présence d'un widget pré-installé en standard permettant de visualiser un flux RSS de décisions législatives et autres textes utiles.
« Avant l'année dernière, il était impossible de mettre des ordinateurs en réseau dans nos bureaux de l'Assemblée. Si l’on tentait une connexion en local à un autre ordinateur [par exemple en Wi-Fi, NDLR], les services de l'Assemblée nous la coupaient directement. Depuis, on a notamment un agenda en ligne, qui rend mon travail avec mes collaborateurs beaucoup plus simple. »
« La messagerie Thunderbird, je l'utilisais déjà à la maison. Ce que je préfère, c'est le petit bouton Indésirable, que l'on peut cocher pour supprimer les spams, ce qui a permis de décharger ma boîte. Mais l'Assemblée fait déjà un bon travail de filtrage en amont. »
« On a maintenant un bureau virtuel sur l'intranet de l'Assemblée. Il nous permet de gérer l'agenda en ligne, d'accéder au portail intranet, de déposer des questions au gouvernement ou des amendements… »
« La page intranet est construite comme la page Internet, visible à l'extérieur, mais avec des fonctions différentes. On a un accès au fil d'informations AFP, avec la possibilité de filtrer les dépêches qui concernent l'Assemblée. On peut aussi consulter tous les travaux en cours en ligne. »
« Depuis trois ou quatre ans, on avait la possibilité de soumettre amendements et questions au gouvernement en ligne, et bientôt, on sera obligé de le faire de cette manière. Je ne sais pas si tous les membres de l'Hémicycle vont pouvoir s'y habituer, certains ont du mal à lâcher la plume et à se mettre au clavier… »
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