











Le 11 mars dernier, Canal + cédait aux sirènes de la “ catch-up TV ”. Ce service de télévision de rattrapage, disponible sur Internet et sur la Freebox, permet à l'abonné de voir, quand il le désire, des émissions diffusées au préalable par une chaîne.
Jusque-là, faute d'accord avec les ayants droit, les films étaient privés de séances supplémentaires. Le service Canal+ à la demande ne proposait que des émisions, des documentaires et des séries. Les choses devraient changer dès septembre. Les abonnés disposeront de trois séances supplémentaires pour regarder un long-métrage le temps de sa diffusion à l'antenne.
Le diffuseur vient de signer un accord avec des représentants du septième art français, le Blic, l'ARP, le Bloc, l'APC et l'UPF (1). L'accord, conclu pour une durée de trois ans, concerne tous les films français et européens préachetés par la chaîne. Les producteurs seront rémunérés en fonction du coût d'acquisition du film et du taux d'utilisation du service, précise Canal+ dans un communiqué.
Reste à savoir si d'autres groupes télévisuels trouveront un terrain d'entente avec les ayants droit. Ni M6 Replay ni TF1 – qui propose quelques séries sur son service TF1 Vision – ne diffusent en différé des œuvres cinématographiques. Nul doute que le soutien financier de la chaîne cryptée au monde du cinéma a grandement facilité les négociations.
(1) Blic : Bureau de liaison des industries cinématographiques ; ARP : Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs ; Bloc : Bureau de liaison des organisation du cinéma ; APC : Association des producteurs de cinéma ; UPF : Union des producteurs de films.
















