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A peine arrivé à la tête du leader de la virtualisation, Paul Maritz, ancien cadre dirigeant de Microsoft, fait parler de lui. Mardi 22 juillet, à l'occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre 2008 de VMware, le nouveau PDG n'a pu s'empêcher de dévoiler une annonce majeure pour la stratégie de l'entreprise.
A partir de lundi 28 juillet, l'hyperviseur ESXi 3.5 sera distribué gratuitement, soit en téléchargement sur le site de VMware, soit auprès de partenaires constructeurs de serveurs (comme Dell), qui l'embarqueront directement sur leurs machines. Une petite révolution, puisque, actuellement le même produit est commercialisé 495 dollars sur le site de l'éditeur.
Face à un Microsoft de plus en plus menaçant avec un Hyper-V gratuit et de solutions open source gratuites comme Xen, VMware, fréquemment taclé pour le coût de ses solutions, veut garder son avance en terme de déploiement. Avec cette nouvelle politique, il souhaite répandre au maximum sa technologie, auprès de sociétés de taille intermédiaire qui n'ont pas encore franchi le pas de la virtualisation. Toutefois, il ne s'agit pas de la version traditionnelle d'ESX, le produit phare de l'éditeur pour la consolidation de serveurs, mais de sa version embarquée, ESXi.
Annoncé au mois de décembre 2007 sous l'appellation ESX Server 3i et disponible depuis le début de l'année 2008, ESXi rassemble toute la quintessence de l'hyperviseur ESX traditionnel, sur une petite empreinte système de seulement 32 Mo.
“ Notre produit originel ESX 3.5 se compose de deux parties : l'hyperviseur et un service console basé sur un système Linux pour l'administration et la gestion de l'hyperviseur. Beaucoup d'éditeurs ont d'ailleurs développé des agents reposant sur cette console. L'ensemble des deux pèse environ 2,5 Go. En gros, ESXi supprime le service console pour ne garder que l'hyperviseur. Nous nous sommes en effet rendu compte que beaucoup de mises à jour de sécurité étaient dues à cette seconde partie. Malgré tout, les deux produits sont équivalents en terme de fonctionalités. On les administre différemment. ESXi nécessite notamment une API spécifique ”, détaille Lionel Cavalliere, responsable du marketing produit pour l'Europe.
On aurait donc tort de croire qu'il s'agit d'une version allégée d'ESX, il s'agit tout simplement du successeur d'ESX, que VMware cherche à diffuser largement. Les fonctions d'administration et de paramétrage sont intégrées directement dans le noyau de l'hyperviseur.
Cela dit, en téléchargeant ESXi, on n'aura pas accès aux outils d'administration de l'éditeur, comme Virtual Center, qui permet d'administrer l'ensemble d'un parc de machines virtuelles. L'hyperviseur devenant une commodité, ce type d'outil représente désormais un relais de croissance pour les éditeurs de virtualisation.
“ La version gratuite d'ESXi permet de démarrer dans la virtualisation et de consolider quelques serveurs sur une machine physique, qui sera administrable en direct par un petit logiciel spécifique. Pour aller plus loin, il faudra passer à une offre payante comme VI Fondation, qui coûte 995 euros par machine physique et qui fournit un agent Virtual Center et d'autres fonctions telles que la mise à jour automatique de patchs ”, conclut Lionel Cavalliere.
















