Les services informatiques sont parmi les premiers recruteurs de cadres. Mais les sociétés peinent à engager, avec seulement vingt candidatures par offre d'emploi, selon l'étude trimestrielle de l'Apec.
L'emploi des cadres se porte bien, et certains secteurs ?" comme l'informatique ?" tirent leur épingle du jeu. Tel est le constat de Pierre Lamblin, directeur des études et de la recherche à l'Apec (l'Association
pour l'emploi des cadres), qui s'est exprimé, mercredi 23 juillet, sur les ondes de BFM.
' Globalement, nous observons une bonne tenue du marché de l'emploi des cadres, avec 44 % des entreprises de plus de 100 salariés qui envisagent d'embaucher au moins un cadre, lors du prochain trimestre,
soit autant qu'il y a un an, explique-t-il. Et dans certains secteurs comme les activités informatique (SSII) et l'industrie, les prévisions d'embauches sont même très bonnes. '
Selon l'étude, les activités informatiques résistent très bien, avec 92 % des SSII qui prévoient d'embaucher, alors que les activités de conseil (ingénierie, audit, etc.), dans leur ensemble, connaissent un certain ralentissement
?" les intentions d'embauches pour le troisième trimestre de 2008 n'ont jamais été aussi faibles (54 %, en recul de 16 points par rapport à l'an dernier).
61 % des SSII comptent embaucher des jeunes diplômés
Tous secteurs confondus, les recruteurs (82 %) recherchent en priorité des cadres avec cinq à dix ans d'expérience, directement opérationnels, mais les profils très expérimentés (dix à vingt ans), ont aussi de plus en plus de
succès. 43 % des entreprises en recherchent, contre 29 % l'an passé. Du côté des sociétés de services informatiques, les jeunes diplômés continuent d'avoir la cote. 61 % des SSII espèrent en effet en embaucher. 23 % d'entre elles
déclarent aussi vouloir se tourner vers des cadres très expérimentés.
Quid du leitmotiv des entreprises qui recrutent ? Dans l'informatique, 79 % des sociétés étoffent leurs équipes pour gérer les effets du
turn-over. En clair, il s'agit de remplacer les départs et de pourvoir des postes vacants, résultant d'une
mobilité interne. 65 % déclarent embaucher pour se doter de nouvelles compétences. Quel que soit le scénario, l'informatique reste, avec le secteur de la construction, le champion des créations de postes : 89 % d'entreprises
embaucheront des cadres pour des postes nouveaux.
Enfin, l'informatique ?" qui concentre un tiers des annonces d'emplois de cadres (88 918 en un an) ?" continue de voir son nombre d'offres augmenter, avec une hausse de 34 % en un an. Une telle hausse est
en partie liée à la demande particulièrement élevée des entreprises dans des domaines tels que l'exploitation et la maintenance ou les systèmes, réseaux et data. Toutefois, le rythme de progression est plus modéré que la moyenne de l'emploi cadre
(34 %). Et puis surtout, comme le souligne l'étude, les offres ne trouvent pas toujours de candidats.
De moins en moins de candidatures pour une offre d'emploi
Depuis plusieurs années, le nombre de candidatures qu'attire une offre d'emploi ne cesse de diminuer, à un rythme rapide. La baisse la plus significative concerne l'informatique, dont le nombre de candidatures par offre est passé de
plus de 100, en 2003, à moins de 20, aujourd'hui ! C'est bien en dessous de la moyenne générale, soit 40 candidatures par offre.
Plusieurs explications à cela. D'abord, les métiers techniques ne sont pas assez attrayants aux yeux des jeunes, et le nombre d'ingénieurs formés en France est insuffisant. Et puis, certains profils sont extrêmement durs à trouver.
' Ce n'est pas nouveau, mais cette situation perdure. Dans l'informatique, certains postes très pointus, nécessitant la maîtrise de plusieurs langages par exemple, et la connaissance de plusieurs secteurs ne recueillent aucune
candidature ', analyse Pierre Lamblin.
20 candidatures par poste. Pourriez-vous m'expliquer alors en quoi il y a manque de main d'œuvre sur le marché?
Et certaines offres sont aberrantes lorsque le client exige des fortes compétences de 3 domaines de compétence distincts, où d'autres entreprises embaucheraient un jeune diplômé qui sera ensuite formé, le résultat final étant alors identique.
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Pénurie act2
de
boubou_paris
, posté le 25 juillet 2008 à 10h21
totalement raison avec karibou, deja 20 candidature donc 19 qui partes recaler, en plus de celà les SSII demande à un informaticien d'avoir des compétences dans tout les doamines (windows, linux, SGBD SQL ou oracle, en reseaux(cisco),citrix, vmware, voix IP....pour ma part je ne croit pas qu'il y'a des gens qui en de tels profils ou c'est du pipo.
ou peut etre tres bon dans tout les domaine.
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penurie act3
de
Imer5
, posté le 25 juillet 2008 à 14h03
Et bien sûr sous payé... avec un statut cadre! Quand on voit ce qui se passe chez les cadres! Vive la France, vive le président
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La pertinence
de
BigTene
, posté le 25 juillet 2008 à 09h21
En plus de la pénurie, il faut voir la pertinence des annonces des SSII. Pour la plupart, ce sont des embauches sur profil donc les annonces ne comportent rien d'attractif... On en a vu une, on les a toutes vues, il n'y a que le nom qui diffère.
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Mirage
de
DG69
, posté le 25 juillet 2008 à 09h27
Ces chiffres sont des mirages !
Quand on sait (pour l'avoir vécu), la vitesse à laquelle les SSII changent d'avis, notamment sur le recrutement, ces chiffres ne veulent rien dire. Dans le contexte actuel, toutes les entreprises réduisent la voilure. Combien de temps les SSII vont-elles mettre pour corriger ?
La rentrée va être pleine de désillusion ...
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Pipo Acte 4
de
Travailleur
, posté le 25 juillet 2008 à 17h08
Indiquez nous surtout les tranches d'âge recherchées !!!
01 à été plus prêt de la réalité à ses débuts...