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Un an sur Second Life, ça se fête ! Pour l'occasion, Manpower, le spécialiste des services spécialisés dans l'emploi (travail temporaire, recrutement en CDI, etc.), a organisé une conférence sur son île virtuelle (en anglais), rassemblant plusieurs intervenants prestigieux (Linden Lab, Harvard, etc.) pour discuter de son engagement sur Second Life et, plus généralement, de la façon dont ce monde virtuel en 3D peut bouleverser celui des ressources humaines et du recrutement.
Depuis le mois de juillet 2007, Manpower est présent sur Second Life pour provoquer des échanges entre les recruteurs et les candidats dans des lieux “ traditionnels ” comme des salles de réunions ou, plus originaux, des plages virtuelles. Le groupe propose aussi aux candidats des conseils en matière de recherche : faire un bon CV, réussir son entretien d'embauche, décrocher un job dans un univers virtuel.
“ Aujourd'hui, même si Second Life est passé au second plan avec l'apparition de Facebook, les mondes virtuels reviennent en force, avec notamment le lancement de Lively par Google qui pourrait bien aider à “évangéliser” le marché ”, précise Tristan Latgé, responsable du projet Noovojob, une plate-forme d'emploi entièrement dédiée à Second Life.
A l'image de Manpower, donc, certaines entreprises continuent de croire en Second Life, non plus parce que “ c'est bien d'y être ”, mais pour tenter de nouvelles expériences. Elles ont compris notamment qu'en matière de recrutement l'univers virtuel leur permettait d'ajouter une corde à leur arc.
Dans l'informatique, tout particulièrement, plusieurs sociétés comme Unilog, Alten, Logica ou Neurones ont franchi ce pas. Et pour cause, sur un marché de l'emploi tendu, les mondes virtuels sont un moyen de diversifier leurs méthodes de recrutement et, surtout, de sortir du lot, même s'ils doivent encore prouver leur efficacité.
En réalité, plusieurs choix s'offrent aux entreprises : créer leur propre bureau de recrutement, plus ou moins sophistiqué. C'est le cas de BNP Paribas qui offre sur Second Life une vitrine de son site RH, avec les dernières offres d'emplois dans l'informatique, des témoignages vidéo de salariés, etc.
Toujours est-il que pour réussir à attirer des gens dans cet espace, mieux vaut créer l'événement. Les 26 et 28 juin dernier, le groupe bancaire a ainsi donné rendez-vous aux candidats sur son île pour postuler dans les métiers de l'informatique. Pour expliquer sa démarche de recrutement sur Second Life et pour faire connaître son initiative, il a créé un site Web spécial.
Autre option : participer aux grandes campagnes de recrutement, regroupant plusieurs entreprises sur Second Life,organisées par exemple par Neo Job-Meeting, ou aux salons occasionnels, comme le Working Worlds, une initiative d'une société luxembourgeoise.
Enfin, des espaces entièrement dédiés à l'emploi, sortes de salons permanents, proposent une palette de services aux recruteurs. A travers sa plate-forme d'emploi, Noovojob, par exemple, leur donne la possibilité de diffuser des offres, de faire passer des entretiens informels avec des candidats soucieux d'en savoir plus sur l'entreprise, ou même formels, en toute confidentialité, dans des salles privées !
A partir du mois de septembre prochain, les entreprises pourront également louer un stand dans cet espace. Compter au minimum 1 600 euros pour un emplacement de 100 m² (au sens Second Life) pendant trois mois, et jusqu'à 8 800 euros pour 400 m² pendant un an.
Reste qu'avant d'explorer au mieux les potentialités de Second Life, les recruteurs, comme les autres utilisateurs, devront apprendre à se familiariser avec ce monde virtuel. Et cela prend parfois un peu de temps !
















