La fondation Linux publie son guide de la contribution à Linux
Tout développeur souhaitant améliorer le noyau libre pourra se référer au guide publié le 31 juillet par la Linux Foundation.
01net.
le 14/08/08 à 15h20
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Sur son site Internet, le réseau des développeurs Linux vient de publier
un guide pratique du développement du noyau du système d'exploitation pour les futurs contributeurs. Un tutoriel en 9 étapes, de l'explication du
processus de développement du noyau au suivi du code après publication, qui permet de mieux comprendre la manière de fonctionner de la communauté.
Faire comprendre aux entreprises comment fonctionne la communauté
' Il existe des différences entre la manière dont le noyau Linux est développé et l'utilisation qu'en font les entreprises, explique Thomas Petazzoni, ingénieur et formateur Linux embarqué à
Free-Electrons. Il faut donc faire comprendre aux entreprises souhaitant participer au projet comment fonctionne la communauté et comment elle gère le développement du noyau '.
En effet, les professionnels, utilisateurs de logiciels open source, veulent s'impliquer davantage dans les processus de conception. En France, Bull, IBM et HP, par exemple, ont participé. Ce qui nécessite une phase
d'éducation et d'ajustage.
' Les entreprises ne sont pas habituées à montrer leur code très tôt dans la phase de conception, ce qui est demandé dans le cadre du développement du noyau. Qui plus est, si deux sociétés veulent développer un
driver pour une même plate-forme Wi-Fi par exemple, il faudra qu'elles apprennent à travailler de concert. En effet, on ne cherche pas à aboutir à 10 solutions différentes pour résoudre un même problème, mais à une seule, unique et
fiable '.
Un cahier des charges pour développeurs
La communauté elle-même effectue sa mue, afin de se rendre plus lisible et plus visible face à ces nouveaux enjeux. ' Ce guide, c'est aussi l'occasion de formuler clairement des règles qui, pour la plupart,
relevaient jusqu'alors de l'implicite '. Un cahier des charges en quelque sorte.
La transition d'une communauté composée de particuliers à une organisation intégrant également des industriels s'est effectuée graduellement. ' Le noyau Linux est né en 1991. Les entreprises s'y sont
intéressées naturellement en observant leurs propres besoins. Pour IBM par exemple, cela fait 10 ans qu'ils contribuent au noyau.
Ainsi, si 14 % des contributeurs à l'amélioration du noyau le sont à titre personnel,
IBM est partie prenante à hauteur de 9 %, Intel à 4 % ' (*). 1057 développeurs et 186 sociétés ont travaillé aux améliorations. Toujours sur des bases communautaires.
Beaucoup de courriels et quelques conférences
' Le gros du travail est fait par courriel, par échange de code envoyé à des mainteneurs, une sorte de superviseur estampillant ou non les programmes validés ensuite par Linus Torvalds. L'utilisation du code comme
langage permet de briser les barrières de la langue et de rester concret '.
Même si le virtuel est omniprésent, des rencontres physiques ont cependant lieu, comme la linux.conf.au en Australie en janvier ou le Linux Symposium au Canada en juillet pour ne citer que les plus importantes. La prochaine en date est
la Kernel Summit aux Etats-Unis, à Portland, mi-septembre, ' regroupant 100 à 120 des développeurs principaux, et où l'on discute du côté organisationnel plutôt que de la technique pure et du
code '.
(1) Contrairement à ce que nous indiquions dans une première version de l'article, tous ces chiffres portent sur la version 2.6.24 et non sur la dernière version du noyau, la 2.6.26.