GFI instaure une cellule d'écoute des salariés à Nantes après deux suicides
L'initiative intervient après au moins deux décès dans le groupe. Un syndicat accuse la course à la croissance de la SSII.
01net.
le 01/09/2008 à 16h45
Le 3 juillet 2008, une femme, chef de projet à GFI Nantes, a mis fin à ses jours. En octobre 2007, un autre salarié de la SSII, rattaché à l'agence de Lyon, s'était lui aussi suicidé.
“ Il n'existe pas de causalité évidente entre ces suicides et les conditions de travail de ces salariés. Leur cas est plus complexe car il s'agissait de deux personnes très dépressives. D'ailleurs, aucune des familles n'a jamais mis en cause le groupe GFI ”, assure-t-on à la direction de la communication de GFI Informatique (9 500 collaborateurs, 688,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007).
La CTFC accuse
Pourtant, sur son site, le syndicat CFTC de GFI parle de “ trois suicides en un an, de morts subites trop nombreuses et d'un stress accru, inhérent à la croissance forcée de la rentabilité de GFI ”.
Un dispositif d'écoute et de suivi psychologique a été mis en place à Nantes pour les salariés choqués. Une telle cellule d'écoute, pour accueillir les collaborateurs en difficulté, serait également à l'étude pour tout le groupe.