Les salaires de l'informatique offshore
Dans les pays qui proposent des prestations d'externalisation IT, les niveaux de rémunération sont nettement moins élevés qu'en France. Voici, pays par pays, les grilles de salaires en vigueur.
01net.
le 02/09/2008 à 18h05
Portail spécialisé dans l'externalisation informatique, Offshore Developpement vient de finaliser une étude sur les salaires de l'externalisation informatique. Réalisé à partir d'entretiens avec ses clients et avec les agences locales d'intérim, ce document montre l'énorme différentiel économique qui peut exister entre la France et les pays de l'offshore.
A titre d'exemple, le salaire minimal d'un informaticien s'élève à 6 200 euros au Maroc, à 2 000 euros au Viêtnam : attention, on parle ici de salaires annuels pas mensuels ! De quoi expliquer la forte croissance de l'externalisation auprès des donneurs d'ordre dans l'Hexagone (entre +4 0% et +5 0% par an).
Toutefois, ces données sont à mettre en perspective. “ Le plus important dans un projet offshore n'est pas la masse salariale, mais l'encadrement. Cette partie est souvent sous-estimée. Or, elle représente entre 60 et 70 % du prix d'une prestation offshore, alors qu'en France l'encadrement ne compte que pour un tiers ”, explique Nicolas Goldstein, fondateur d'Offshore Developpement.
Les perspectives de l'offshore sont limitées
Par ailleurs, l'expérience montre que le marché de l'offshore n'est pas extensible à l'infini. En France, l'externalisation dans les pays à bas coûts représente, selon le Syntec Informatique, 4 % du marché total des logiciels et services informatiques. Le plafond maximal devrait se situer à 10 %, chiffre atteint aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où l'offshore est désormais arrivé à maturité. “ L'externalisation n'est utile que pour certains développements, pas pour tout. En France, ce plafond devrait être atteint d'ici à 2011 ou 2012 ”, précise Nicolas Goldstein.
Enfin, l'offshore doit aussi subir les aléas de la globalisation dont elle est issue. La baisse du dollar face à l'euro contraint les SSII indiennes à réorienter leurs affaires en Europe, où elles investissent à tour de bras. Inversement, les Européens commencent à externaliser dans les pays d'Amérique du Sud, qui sont encore fortement liés au dollar.