Les salaires de l'informatique offshore
Dans les pays qui proposent des prestations d'externalisation IT, les niveaux de rémunération sont nettement moins élevés qu'en France. Voici, pays par pays, les grilles de salaires en vigueur.
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Portail spécialisé dans l'externalisation informatique, Offshore Developpement vient de finaliser une étude sur les salaires de l'externalisation informatique. Réalisé à partir d'entretiens avec ses clients et avec les agences locales d'intérim, ce document montre l'énorme différentiel économique qui peut exister entre la France et les pays de l'offshore.
A titre d'exemple, le salaire minimal d'un informaticien s'élève à 6 200 euros au Maroc, à 2 000 euros au Viêtnam : attention, on parle ici de salaires annuels pas mensuels ! De quoi expliquer la forte croissance de l'externalisation auprès des donneurs d'ordre dans l'Hexagone (entre +4 0% et +5 0% par an).
Toutefois, ces données sont à mettre en perspective. “ Le plus important dans un projet offshore n'est pas la masse salariale, mais l'encadrement. Cette partie est souvent sous-estimée. Or, elle représente entre 60 et 70 % du prix d'une prestation offshore, alors qu'en France l'encadrement ne compte que pour un tiers ”, explique Nicolas Goldstein, fondateur d'Offshore Developpement.
Les perspectives de l'offshore sont limitées
Par ailleurs, l'expérience montre que le marché de l'offshore n'est pas extensible à l'infini. En France, l'externalisation dans les pays à bas coûts représente, selon le Syntec Informatique, 4 % du marché total des logiciels et services informatiques. Le plafond maximal devrait se situer à 10 %, chiffre atteint aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où l'offshore est désormais arrivé à maturité. “ L'externalisation n'est utile que pour certains développements, pas pour tout. En France, ce plafond devrait être atteint d'ici à 2011 ou 2012 ”, précise Nicolas Goldstein.
Enfin, l'offshore doit aussi subir les aléas de la globalisation dont elle est issue. La baisse du dollar face à l'euro contraint les SSII indiennes à réorienter leurs affaires en Europe, où elles investissent à tour de bras. Inversement, les Européens commencent à externaliser dans les pays d'Amérique du Sud, qui sont encore fortement liés au dollar.
Comparaison
de
Foon
, posté le 03 septembre 2008 à 17h28
Il faudrait maintenant comparer ces revenus par rapport à quelque chose de concret, genre le prix d'un loyer dans ces différents pays ou le prix d'une biere ou le salaire d'autres métiers.
L'offshore a peu de limites
de
LeGoJac
, posté le 04 septembre 2008 à 08h03
Quand on voit le nombre d'erreurs de conception dans les applications métiers, on a tendance à se demander si le produit n'a pas été créé par des extraterrestres.
En fait il semble que les produits soient le plus souvent développés par des débutants (moins coûteux...), avec des cahiers des charges succincts, et sans réel contrôle de conformité avec les métiers visés.
Dans ces conditions l'offshore aurait du mal à faire plus décalé.
L'avenir présente tous les aspects d'une homogénéisation des pratiques liée surtout à la mondialisation. Les mêmes produits sur toute la planète, les mêmes problématiques logistiques, investisseurs multiples, etc...
Il est donc probable que les limites de l'offshore là aujourd'hui tout de suite ne représenteront rien demain voire même "demain matin".
Autrefois jadis (à l'échelle de l'informatique) les développements ne se faisaient qu'en région parisienne ou presque. Ce serait considéré comme ridicule aujourd'hui.
Et les SSII indiennes ne s'y trompent pas selon cet article.
En fait il semble que les produits soient le plus souvent développés par des débutants (moins coûteux...), avec des cahiers des charges succincts, et sans réel contrôle de conformité avec les métiers visés.
Dans ces conditions l'offshore aurait du mal à faire plus décalé.
L'avenir présente tous les aspects d'une homogénéisation des pratiques liée surtout à la mondialisation. Les mêmes produits sur toute la planète, les mêmes problématiques logistiques, investisseurs multiples, etc...
Il est donc probable que les limites de l'offshore là aujourd'hui tout de suite ne représenteront rien demain voire même "demain matin".
Autrefois jadis (à l'échelle de l'informatique) les développements ne se faisaient qu'en région parisienne ou presque. Ce serait considéré comme ridicule aujourd'hui.
Et les SSII indiennes ne s'y trompent pas selon cet article.
1 Chiffre
de
kaudil
, posté le 12 septembre 2008 à 00h45
c'est le CA des SSII indienne en offshore de 80 Milliard de USD www.nascom.org - il y a des bons et moins bon partout - c'est aussi ça la mondialisation ;-)
vrai mais
de
Eliott78
, posté le 06 septembre 2008 à 12h22
l'employeur n'en à rien à faire du prix du loyer eu vietnam comparé à celui de la France, lui il voit : 2200 euros / an.
2000€ par an, j'ai du mal à y croire !
de
Marcantoine2
, posté le 11 mai 2010 à 01h16
Si les salaires vietnamiens sont vraiment de 2000 € par mois au Vietnam, pourquoi ne trouvent on pas des SSII vietnamiennes qui vendent plus bas. Après recherches, le plus bas taux que proposent les SSII au vietnam est de 58€/ Jour (http://www.aggil.com/tarifs/regie-offshore.html) pour un ingénieur web designer ce qui ferait 12760€/an. Vu la concurrence dans les sociétés offshores, j'ai beaucoup de doute sur ce chiffre de 2000€ par an !
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