Actualités
|
![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||||||












L’autorité mondiale (Icann) qui attribue des extensions à des registres (l'Afnic, en France) laisse tout loisir à ces derniers pour convenir d’une charte de nommage. De nombreux pays proposent un accès direct à leur extension (.de en Allemagne).
D’autres proposent un mix d’extensions du type .extension et .co.extension. C’est le cas des .es et .com.es, pour l’Espagne ; des .at et .co.at, pour l’Autriche ; des .PL et .com.PL, pour la Pologne ; des .cn et .com.cn, pour la Chine… Enfin, certains pays offrent un accès uniquement à ce niveau : .co.uk anglais, .co.nz néo-zélandais, .co.za de l’Afrique du Sud, etc.
Ces conventions de nommage disparates constituent un risque de confusion pour l’internaute, lequel se perd dans les méandres des niveaux d’extension. Plus grave, tous les pays ayant un accès direct à leur extension n’ont pas bloqué les noms de domaine du type .co.extension ou .com.extension.
C’est exactement le cas néerlandais où un bureau d’enregistrement a inscrit le nom de domaine .co.nl et décide de commercialiser à la barbe du registre des Pays-Bas des sous-domaines de son .co.nl présentés astucieusement comme des noms de domaine “ Your International Dutch Domain ”.
Le registrar joue également des conditions d’enregistrement restrictives du .nl (une présence locale est nécessaire même, si dans les faits, la majorité des bureaux d’enregistrement s'en charge dans leur offre commerciale). Ainsi le .co.nl est ouvert à tous, pas comme ce “ vilain ” .nl (pourtant si dynamique : 3 millions de .nl pour 16 millions d’habitants, qui dit mieux ?).
Astucieux, le registrar va même jusqu’à proposer une période d’enregistrement prioritaire ! Une “ sunrise period ”, un classique dans le mode de lancement d’une extension.
Si l’on peut émettre des réserves sur les pratiques commerciales de ce bureau d’enregistrement, il a le droit d’agir ainsi et de commercialiser ces sous domaines. Jusqu’à ce que le registre néerlandais coupe son nom de domaine pour risque de confusion ? Ce qu'il peut faire, mais au risque d'un procès de la part du détenteur du .co.nl.
A un degré différent (c'est-à-dire une extension générique, le .com), une autre société, CentralNic, joue déjà à proposer des extensions alternatives. Il propose le .uk.com, le .ru.com, a très bien vendu le .eu.com avant l’arrivée du .eu. Des sous-domaines vendus à des clients parfois crédules ou tout simplement soucieux de protéger leurs marques. Les enregistrements proposés par ces sociétés n’étant pas dans des extensions officielles, ils échappent en grande partie aux procédures de résolution de litiges.
Chronique publiée en partenariat avec le MailClub.
















