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Il s'agit de la principale annonce de la journée : l'éditeur Red Hat, bien connu pour sa distribution Fedora, vient d'annoncer le rachat de l'éditeur open source Qumranet, pour 107 millions de dollars.
Qumranet est notamment à l'origine de KVM (Kernel-based Virtual Machine), un hyperviseur open source désormais nativement intégré au noyau Linux, qui se positionne comme un concurrent direct d'ESX de VMware, de Xen, de Citrix, d'Hyper-V, de Microsoft ou encore d'xVM Server, toujours en gestation chez Sun.
“ KVM est une technologie qui a l'avantage d'être plus récente que Xen et qui a eu la chance d'être intégrée au œur du noyau Linux. Nous l'avions déjà intégrée au mois de juin dans notre distribution grand public Fedora ”, explique Franz Meyer, directeur EMEA de Red Hat.
Avec ce rachat, Red Hat récupère au passage SolidICE, une solution (propriétaire cette fois), de virtualisation du poste client à la demande (VDI, Virtual Desktop Infrastructure).
Directement concurrente de VMware VDI, ce type de plate-forme permet d'héberger des postes de travail individuels dans des machines virtuelles exécutées sur des serveurs au sein du datacenter. Les utilisateurs accèdent à leurs postes de travail à distance depuis un PC ou un client léger via un protocole d’affichage à distance, qui en l'occurrence est le protocole SPICE (Simple Protocol for Independent Computing Environments).
Avec ce rachat, Red Hat se positionne donc clairement comme un acteur global de la virtualisation. “ Il y a actuellement quatre grands acteurs de la virtualisation, Microsoft, VMware, Citrix et Red Hat. Et nous sommes les seuls, avec Microsoft, à offrir à la fois l'OS et l'hyperviseur. Nous pensons qu'il s'agit d'un avantage concurrentiel très important ”, assure Franz Meyer.
















