01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment

Antonio Goncalves, fondateur du groupe d'utilisateurs Java de Paris (Paris JUG)

Déçu par les conférences classiques, ce partisan de Java a fondé son propre club d'utilisateurs au retour d'un séjour en Amérique du Sud.

Pourquoi avez-vous quitté BEA en 2001 ? L'entreprise était pourtant rayonnante...
Antonio Goncalves : Effectivement, mais je ne supportais plus la cadence. Il n'y avait aucun répit ?" ni le soir ni le week-end ?" et nous étions sans cesse en déplacement. Ce fut néanmoins une expérience extrêmement enrichissante. En 1999, j'ai rejoint BEA à Londres, l'eldorado d'internet. Les entreprises françaises, pour leur part, boudaient Java en dépit des campagnes marketing menées par Sun. En un trimestre, BEA s'est imposé comme leader. Il n'y avait quasiment pas de concurrence. Les stock options flambaient. En tant que consultants sur des domaines tout neufs, nous étions adulés par les clients, mais le rythme de travail était effréné. Au bout de deux ans, j'ai démissionné.
Et vous êtes parti en Amérique du Sud...
AG : Huit mois, avec sac à dos, en allant de plage en plage. J'ai pris des cours de guitare, de bossanova, un peu de yoga. J'ai travaillé pour une organisation non-gouvernementale. J'ai traversé le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Bolivie et le Pérou. Après les stock options et BEA, c'est une période qui a radicalement marqué ma vie.
Qu'est-ce qui vous a frappé lors de votre retour en France ?
AG : Le corporatisme ! Si l'on ne sort pas de telle ou telle école, que l'on a plus de 30 ans et que l'on n'est pas chef de projet, il y a forcément quelque chose qui ne tourne pas rond aux yeux des recruteurs. On est plus souvent jugé sur la taille de l'équipe que l'on gère que sur ses compétences techniques. A Londres, chez BEA, j'ai connu exactement l'inverse : un modèle où les entreprises ont compris que la qualité d'un logiciel nécessite des experts techniques, pas des chefs des projet. Cela ne s'improvise pas. Ici, les perspectives sont réduites pour ceux qui maîtrisent la technique. Il est, par exemple, impossible de toucher un salaire annuel d'au moins 100 000 euros.
Les premiers temps n'ont-ils pas été trop difficiles ?
AG : J'ai longtemps cherché une bouffée d'oxygène. Pour m'épanouir, j'ai écrit un livre sur Java EE 5 et j'ai créé le cours JEE au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). En 1998, je m'étais inscrit par curiosité à un cours de cet organisme et j'avais découvert bien plus qu'un simple langage, une véritable API. Tout ce que je développais en C ou C++ se faisait automatiquement. Les classes string, les listes chaînées, les sockets, etc. Tout était à portée de main, sans effort. C'est ce qui m'avait définitivement convaincu de l'intérêt de Java.
Mais votre principale réalisation est la constitution du groupe d'utilisateurs Java de Paris ?
AG : J'ai tellement vivoté lors des différents rassemblements et conférences organisés par les éditeurs. Avec Paris JUG, j'obtiens ce que je recherche vraiment : rassembler des gens qui ont des choses à dire autour des technologies, qui veulent échanger et qui ne sont pas là pour faire l'apologie de telle ou telle entreprise comme cela se fait durant la plupart des conférences à Paris. Nous sommes là pour échanger sur des concepts techniques, se rencontrer et, si possible, travailler ensemble. C'est tellement mieux de collaborer avec des gens que l'on connaît, parfois que l'on admire, plutôt qu'avec des inconnus.

Bio express

Age : 36 ans.
1995 : maîtrise informatique au Cnam (cours du soir).
1996 : Master en langages objets à l'université de Brighton et mémoire sur l'informatique distribuée (Corba) à l'université de Sao Paulo.
1999 : consultant Weblogic pour BEA à Londres.
2007 : devient membre du groupe sur Java EE 6.
2008 : création de Paris JUG.

Sites web : les blogs informatiques en général, InfoQ, The Server Side, DevX, Developpez.com.
Journaux et magazines : aucun.
Objets technologiques : un portable Vaio, un eeePC et un serveur avec quatre puces Intel quadric?"urs doté de 4 Go de mémoire et de 1 To despace disque.

envoyer
par mail
imprimer
l'article
Nos partenaires