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Durant l'été, Alfresco Labs 3, nouvelle version d'Alfresco Community, a été placé en téléchargement par son éditeur. La plate-forme ECM open source implémente les protocoles de communication présents dans Microsoft Office et Moss (Microsoft Office Sharepoint Server).
Avec 100 millions de licences utilisateur de Sharepoint vendues, Microsoft est incontestablement parvenu à convaincre les entreprises des atouts de sa solution de gestion de contenu. Un constat qui a poussé les spécialistes de ce marché à adapter leur stratégie, comme le reconnaît John Newton, cofondateur dAlfresco : “ Microsoft, avec Sharepoint associé à Office, a réalisé une incursion significative sur le marché de l'ECM (Enterprise Content Management), enregistrant une croissance de 35 % par an. Nous croyons que l'open source a une opportunité plus grande encore d'atteindre une partie de ce marché grâce à sa large présence sur internet. Alfresco Labs 3 se place comme une alternative interopérable et complémentaire de Sharepoint. ” Avec la version 3 de sa suite Community rebaptisée Alfresco Labs, l'éditeur open source lorgne donc ouvertement sur la base installée Microsoft.
L'add in pour Office proposé jusqu'à maintenant par Alfresco fait place à une véritable compatibilité de la plate-forme avec les protocoles Microsoft Office et Windows Sharepoint Services. L'intégration entre la suite bureautique Microsoft et la plate-forme ECM est pour l'utilisateur en tout point similaire à celle avec Sharepoint : les applications d'Office accèdent au serveur Alfresco en croyant avoir affaire à Sharepoint et l'utilisateur peut réaliser recherches, partages, check in-check out de documents dans le volet Office dédié aux espaces partagés, tout comme il a l'habitude de le faire avec Sharepoint. Une telle compatibilité n'a été rendue possible qu'avec la publication par Microsoft des spécifications techniques de ses protocoles propriétaires, suite aux pressions de la Commission européenne.
Outre la compatibilité Sharepoint, Alfresco innove avec une interface web 2.0, dénommée… Share. Orientée collaboration, celle-ci dispose déjà de multiples composants fonctionnels tels que wikis, blogs, discussions, gestion de documents, calendrier. Une bibliothèque amenée à s'enrichir au fil du temps. Cette nouvelle interface vient s'ajouter à celle, traditionnelle, d'Alfresco – et non pas la remplacer.
Dynamique, Share est construite sur la bibliothèque Ajax YUI (Yahoo User Interface) et comporte des composants Adobe Flex. Pour accéder au serveur Alfresco, Share exploite Surf, un nouveau framework qui rend le référentiel utilisable via la technologie Rest. Cette ouverture offre aux intégrateurs de multiples moyens d'exploiter la plate-forme ECM, y compris en tant que Web Part de Sharepoint Portal. Encore en version bêta, la version Enterprise d'Alfresco 3 devrait être finalisée en octobre.
“ Alfresco devait répondre à une réalité du marché ”
“ Le succès de Moss s'explique par sa profonde intégration avec Office. Si le positionnement d'Alfresco face à Sharepoint est en quelque sorte rendu obligatoire par ce succès, il n'en reste pas moins intéressant. Il y avait bien une API pour Office qui fonctionnait parfaitement, mais cette nouvelle version va plus loin dans l'intégration à cette suite. ”
“ Une version qui innove en termes de front office ”
“ L'offre d'Alfresco présentait d'intéressants développements au niveau du back office mais restait encore limitée en termes de front office, et relativement peu évolutive. La version 3 réalise un progrès important sur ce point. Il devient très simple de créer de multiples interfaces spécialisées, (que ce soit pour les utilisateurs internes qui ont des besoins de base ou avancés, pour les fournisseurs ou les clients…) et ainsi d'accéder au même référentiel de données. ”
















