rarete
par karine toulouse, le 17/09/2008 15:00:10
c'est vrai, ces offres existent. Elles restent encore tres confidentielles : 112 titres pour la bibliotheque de la vilette a paris (sauf erreur).
Certes, on peut imaginer que ce n'est qu'un début, et que le catalogue s'etoffera dans l'avenir, c'est vrai.
Cependant un chose que je remarque et qui fait sens, c'est que le nombre d'"exemplaire" est limité.(peut etre est ce different dans d'autre bibliotheques, je l'ignore, mais a priori je doute) C'est conforme à la réalité précédente du livre papier comme objet physique, c'est vrai, mais relativement absurde vis a vis d'un livre éléctronique. En d'autres termes, on a ce que les economistes appellent "organiser la rareté".
En fait, dans le principe, autant les bibliotheques ont été à l'origine crées pour diffuser, autant là, la logique est plutot de restreindre, en ayant l'air de toucher à rien puisque on semble rester quasi identique au passé.
Mais en pratique, qu'est ce que ca apporte a qui que ce soit qu'un lecteur donné soit obligé d'attendre qu'un livre electronique soit disponible ? (a part finir par craquer a l'acheter, ce qui restera tres marginal de toutes facons). En fait, le but est bien que le pret touche le moins de personnes possibles : ce qui etait une contrainte materielle avec les livres papiers, devient une contrainte imposées.
En fait, on en revient bien à l'idée principale : l'offre gratuite des bibliothéques publiques, ne pourra etre tolérée par l'édition qu'a la condition d'etre marginale dans la demande de lecture.
Par contre, je me souvient toujours de la tentative d'imposer le paiment pour emprunter un livre : il n'est pas certain que l'édition ne revienne pas un jour a l'assaut, et cela d'autant mieux armée que la numérisation des livres lui donnera des armes techniques autrement plus puissantes : il suffit de voir ce qui est tenté avec la musique et les DRM, et la destruction du droit de la copie privée dans les nouvelles technologies
Cela dit, si vous avez des liens vers des bibliotheques en ligne de ce genre, je suis preneuse. je suis une grande lectrice tres desargentee ;-))
