











Jean-Louis Borloo est contraint de revoir sa copie. Ce n'est plus à une vingtaine de famille de produits que s'étendra le système de bonus-malus écologique aujourd'hui appliqué aux véhicules neufs, mais à une seule.
Lors de la réunion d'arbitrage qui s'est tenue vendredi 19 septembre, Nicolas Sarkozy s'est déclaré hostile, selon un communiqué de l'Elysée, “ à la mise en place de toute fiscalité sur des produits de grande consommation […] compte tenu de la situation économique et des tensions actuelles sur le pouvoir d'achat ”.
En clair, le président de la République a retoqué le projet d'élargissement du bonus-malus à d'autres catégories que l'automobile, alors que l'affaire semblait entendue. Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement durable étudiait la possibilité d'appliquer ce principe aux produits blancs mais aussi aux ordinateurs, aux téléphones mobiles et aux téléviseurs. Une taxe allant jusqu'à 15 % du prix de vente de ces derniers appareils était évoquée pour les écrans les plus énergivores.
Mais c'est finalement l'évocation d'une “ taxe pique-nique ” (sur les assiettes et les couverts jetables) en milieu de semaine dernière qui a mis le feu aux poudres, surtout dans les rangs de la majorité. “ Il n'y a pas d'arbitrage. Il n'y a aucune liste. Il n'y aura pas de nouvelles taxes, pas de taxe pique-nique ni d'extension du bonus-malus dans le Grenelle 1. C'est clair ”, avait lâché aux journalistes le Premier ministre, dans l'avion qui l'emmenait à Rome jeudi 18 septembre, rapporte Le Point.
Puis ce fut au tour du chef de l'Etat de recadrer le lendemain son ministre de l'Ecologie. La taxe écologique ne sera pas fixée par décret comme le souhaitait Jean-Louis Borloo. Elle ne fera pas davantage partie de la loi de finances 2009.
Nicolas Sarkozy a demandé la constitution d'un groupe de travail pour “ déterminer la famille de produits qui pourrait faire l'objet d'une deuxième expérimentation ”, indique l'Elysée. Y participeront des parlementaires, des associations de consommateurs, les ONG environnementales et les représentants des industriels.
















