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Google vient d'annoncer la version 1.0 de son kit de développement destiné à Android, son système d'exploitation pour smartphone. Disponible gratuitement, cette boîte à outils fonctionne avec Linux, Windows et Mac. Les applications pour Android seront écrites en Java, avec des librairies légèrement modifiées par rapport aux librairies classiques. Android est basé sur le noyau Linux, sa librairie Java étant dérivée de celle d'Apache Harmony. Les applications permettront de se connecter aux services Google, de visionner des pages Web et d'utiliser des services de géolocalisation.
L'annonce était attendue avec une certaine impatience chez les développeurs. “ La venue de la release 1.0 du SDK est un premier pas important pour les éditeurs de logiciels mobiles, qui ont besoin de s’appuyer sur des outils fiables et stables ”, commente Jean-Luc Gemo, président de Rabbitcast. Qui n'a pas attendu la version 1.0 pour commencer à travailler, tout comme ses concurrents. “ Cela fait un an que l'on teste le SDK, explique Sylvain Wallez, directeur technique de Goojet. L'émulateur intégré à la version de test nous a permis d'avoir un aperçu des applications et d'adapter les applications à ce nouvel acteur d'un marché très fragmenté. ” Symbian, Windows Mobile, Linux Mobile, OS X Mobile… Ce nouveau SDK serait un casse-tête de plus pour un développeur d'applications mobiles ? Pas vraiment.
Selon Jean-Luc Gemo, “ le point fort du SDK d'Android est de s’appuyer sur un langage Java déjà bien connu des développeurs. Ce qui permet de l'intégrer facilement et rapidement au sein d’équipes opérationnelles ”. Ainsi, pour les entreprises et les éditeurs de solutions, partir d'une technologie que le plus grand nombre connaît permet de former les développeurs en un rien de temps. Ce n'est pas le cas pour le SDK de l'iPhone, qui utilise le langage Objective-C, beaucoup moins connu.
Par ailleurs, l'outil de développement fonctionne sur des machines tournant avec divers systèmes. “ Même si de nombreux développeurs utilisent un environnement Windows, la portabilité du SDK peut permettre à des programmeurs travaillant avec Mac et Linux, boudés par le SDK de Windows Mobile, de contribuer à Android ”, précise Sylvain Wallez.
Parallèlement au lancement du SDK, T-Mobile a annoncé le 22 octobre le lancement de son smartphone T-Mobile G1, premier portable supportant Android. Pas forcément la bonne machine, selon Jean-Luc Gemo. “ Après le lancement de l’iPhone, il est dommage que le premier modèle de téléphone basé sur Android (HTC Dream) ne soit pas plus simple d'utilisation et qu'il cible un public de technophiles, alors que les éditeurs travaillent à apporter des solutions aux plus grand nombre. ”
De plus, le marché français ne semble pas être une priorité pour Google. Aucune date de lancement n'est encore prévue dans l'Hexagone, et le nom du constructeur partenaire est encore à confirmer.
















